Les élus montent au créneau contre la réforme Balladur

Chargé de présenter une réforme des collectivités territoriales, le comité présidé par E. Balladur doit se réunir aujourd’hui afin de voter9-trois-neuftrois-seine-saint-denis les propositions élaborées. Si la nécessité de réformer n’est pas contestée, notamment pour clarifier les compétences et les responsabilités de chaque échelon territorial, les propositions formulées par le Comité rencontrent une vive opposition.   

Patrick Braouezec demande « une consultation populaire » : Le député de Seine Saint-Denis et président de la communauté d’agglomération Plaine commune, a réagi aux conclusions attendues de la commission Balladur en demandant de « prendre le temps démocratique pour rendre une telle réforme possible ». Il a affirmé qu’un tel changement devait « se faire avec une grande consultation populaire ».  

Martine Aubry craint quant à elle que les « réformes nécessaires ne passent au second plan » : la maire de Lille et des responsables socialistes ont exprimé leur « inquiétude » sur ce dossier, pointant des risques de « manœuvres électoralistes » et craignant  qu’on utilise « les collectivités territoriales dans un strict but politicien ».
Elisabeth Guigou, secrétaire nationale à la réforme de l’Etat, récuse « la fusion annoncée des élus départementaux et régionaux, sous forme de conseillers territoriaux, ce qui va affaiblir les régions ».

Claude Bartolone dénonce une « régression institutionnelle » : Le président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis affirme que  « Cette réforme organise une régression institutionnelle, sociale et démocratique », il ajoute que « Cette réforme remet en cause 25 ans de décentralisation qui a pourtant prouvé qu’elle était gage d’innovation, de vigueur démocratique de proximité et de solidarité, elle ressemble fort à une petite manœuvre politicienne visant à reprendre par la main institutionnelle ce que les électeurs ont confié à la gauche par la main démocratique ». Pour le maire Bertrand Delanoë : « Ce projet vise à casser Paris ». Un de ses proches explique que  Ce « mastodonte » sera trop grand pour appliquer efficacement les politiques sociales (RMI, APA) assumées aujourd’hui par chaque département. Et trop petit pour favoriser le développement économique de l’Ile-de-France puisqu’en sont notamment exclus les villes nouvelles, le plateau de Saclay (Yvelines, Essonne), ou les aéroports d’Orly ou de Roissy. Enfin, pour Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile de France,  « L’idée de récréer l’ancien département de la Seine est complètement ringarde ». Pour contrer le projet, les élus de gauche mettent en avant le syndicat mixte Paris-Métropole, une structure de concertation à laquelle ont adhéré 72 collectivités franciliennes, dont Paris et la région. 

A droite, ces propositions ne suscitent pas non plus l’enthousiasme. Mardi, le député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult a ainsi demandé du «temps» pour mettre en place la fusion de Paris et de ses départements limitrophes, préconisée dans le rapport. Selon lui, ce projet revient à «méconnaître les identités locales fortes acquises au fil des années», même si «il y a nécessité de créer une solidarité au niveau du tissu urbain autour de Paris». Pour le député, il s’agit «d’un objectif pour 2020 ou 2025» et pas 2014 comme le préconise le rapport Balladur.   

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Sophie Saravaki

 

 

 

Guigou dénonce un gouvernement « autiste » et « petit bras » face à la crise

PARIS (AFP) — Elisabeth Guigou, députée PS de Seine-Saint-Denis, a dénoncé jeudi « un gouvernement petit bras » enfermé dans « une forme d’autisme et de brutalité » face à la crise économique et qui se livre à « des abus de pouvoir ».

Face à la hausse du chômage, qui relève du « jamais vu », le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez « fait dans la compassion », a déploré Mme Guigou sur i-Télé.

« Ce qu’il faut, c’est prendre enfin la mesure de la crise, ce que n’a pas fait le président de la République et le gouvernement, et avoir un plan de relance massif », a-t-elle ajouté.

Selon l’ancienne ministre, « un plan massif pour la France c’est 2,5 % du PIB, c’est-à-dire une cinquantaine de milliards d’euros, qui doit peser aussi bien sur l’investissement que la consommation ».

Elle a également mis en cause l’attitude de l’exécutif face à la situation aux Antilles, lui reprochant d’avoir « réagi avec énormément de retard » et avec des actions « probablement encore pas suffisamment à la mesure ».

L’Elysée et Matignon « sont acculés par leur mauvaise stratégie économique, donc ils n’ont pas de marge de manoeuvre nulle part. C’est un gouvernement petit bras », a-t-elle dit

Il fait preuve d' »une forme d’autisme, de brutalité dans la persévérance dans l’erreur qui est quelque chose d’insupportable », a-t-elle ajouté.

Mme Guigou a aussi jugé que la nomination du secrétaire général adjoint de l’Elysée François Pérol à la tête du futur groupe bancaire Caisse d’épargne/Banque populaire faisait partie « des abus de pouvoir caractérisés » du chef de l’Etat.

Arrêté de réquisition à Saint-Denis pour un immeuble occupé depuis 10 jours

BOBIGNY, 24 fév 2009 (AFP) – Le maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Didier Paillard (PCF), a pris mardi un arrêté de réquisition concernant un immeuble occupé par huit familles depuis le 14 février dans le centre-ville, a-t-on appris auprès de l’association Droit au Logement (Dal). Cet immeuble, appartenant à La Poste et inoccupé depuis 2002, avait été investi par le Dal avec le soutien de différentes personnalités politiques, parmi lesquelles Didier Paillard, Patrick Braouezec (PCF) et Alain Krivine (NPA) pour y loger des familles en attente de logement sociaux. « L’arrêté n’a pas été pris tout de suite car nous espérions qu’il vienne de la préfecture », a-t-on appris auprès de la mairie interrogée par l’AFP. « Le maire a interpellé le préfet sur le situation du logement à Saint-Denis depuis fin janvier, malheureusement nous n’avons jamais reçu de réponse ». Selon la mairie, près de 7.000 personnes sont actuellement en attente de logements sociaux sur Saint-Denis, alors que seulement une centaine de place se libèrent chaque année et qu’environ 50% des habitations de la commune sont des logements sociaux. Postimmo, filière immobilière de la Poste et propriétaire de l’immeuble depuis 6 mois, a entamé mardi après-midi une procédure en assignation à l’encontre du Dal, a-t-on appris auprès de l’association.

Fusion des départements 92, 93 et 94 ?

AFP
Le comité de réflexion Balladur sur la réforme territoriale va proposer notamment de « fusionner » Paris et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) pour faire un Grand Paris à l’horizon 2014, a-t-on appris aujourd’hui de sources régionales.

Le président du conseil Régional d’Ile-de-France élu en 2010 verrait son mandat raccourci à quatre ans, a-t-on indiqué de mêmes sources.

Seraient élus en 2014 des conseillers territoriaux qui seraient pour certains à la fois conseillers régionaux et conseillers généraux.

Le grand département de Paris aurait les compétences des quatre conseils généraux actuels et des communautés d’agglomération de la région parisienne comme Plaine Commune, lesquelles disparaîtraient. Ce ne serait pas pour autant un rétablissement de l’ancien département de la Seine. Un certain nombre de communes ne faisant pas partie des départements 92 93 et 94 pourraient adhérer si elles le souhaitaient au Grand Paris. Le président du futur Grand Paris serait élu au suffrage indirect par environ 150 conseillers territoriaux.

Policier en civil tué de deux balles dans la tête à La Courneuve

BOBIGNY (AFP) — Un policier en civil et qui n’était pas en service a été tué samedi soir de deux balles dans la tête à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, dans des circonstances indéterminées jusqu’à présent, a-t-on appris de source préfectorale.

La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie s’est rendue sur place, a-t-on appris de source policière.neuf-trois-9-trois-neuftrois-seine-saint-denis

Domicilié en Seine-et-Marne, le policier appartenait à la brigade de sûreté urbaine de Seine-Saint-Denis, a-t-on confirmé de source policière. Son ou ses agresseur(s) aurai(en)t pris la fuite, selon la même source.

Les faits se sont déroulés vers 21h30 à proximité du carrefour des « Quatre Routes », un quartier n’étant pas dans une cité « sensible », a-t-on ajouté de source préfectorale.

Le brassard (de fonction) du policier a été retrouvé non loin de son corps. En revanche, son arme de service, qu’il semblait bien porter sur lui, selon les premières constatations, a disparu, a-t-on précisé de source policière.

Une enquête confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris a été ouverte dans laquelle « toutes les hypothèses sont ouvertes : règlement de comptes, bagarre d’+après boire+, affaires financières », a-t-on indiqué de source policière..

15.000 manifestants à Paris pour soutenir la Guadeloupe

Les manifestants ont observé une minute de silence en hommage à Jacques Bino, syndicaliste tué par balle dans la nuit de mardi à mercredi.

De 10.000 (police) à 15.000 (organisateurs) personnes ont manifesté ce samedi après-midi à Paris en solidarité «avec les mouvements initiés en Guadeloupe contre la vie chère», à l’appel du collectif «Continuité LKP» (Liyannaj kont Pwofitasyon) soutenu par des syndicats et des partis de gauche.
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Les manifestants, la plupart d’origine antillaise, ont quitté la place de la République peu avant 14h30 en direction de la place de la Nation derrière une banderole «Continuité LKP».

Parmi les manifestants figuraient Harlem Désir (PS), Denis Baupin (Verts), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Arlette Laguiller et Nathalie Arthaud (LO) et Alain Krivine (NPA), suivis des cortèges de la CGT, la CFDT et de Sud.

Pour Razzy Hammadi, secrétaire national du PS aux services publics, «il y a une revendication de dignité et de respect qui, elle, est universelle. Ce n’est pas une manifestation de Noirs et d’Antillais, ce n’est pas un territoire particulier». «Le gouvernement doit accepter sa défaite», a-t-il lancé.

«Notre vraie solidarité serait de faire comme eux pour faire reculer le gouvernement», a dit Sandra Demarcq (NPA), parlant d’«oppression de classe et d’oppression coloniale» dans les Antilles, alors que le leader de son parti Olivier Besancenot se trouve actuellement en Guadeloupe.

«La vie est chère sous les cocotiers»

Pariant également sur l’effet de contagion, Nathalie Arthaud (LO) a estimé que «si un mouvement aussi puissant qu’en Guadeloupe se produisait en métropole, le gouvernement serait forcé de reculer». «Nos revendications sont les mêmes», a-t-elle relevé.

Certains manifestants portaient un brassard blanc en signe de deuil après la mort du syndicaliste Jacques Bino, tué par balle dans la nuit de mardi à mercredi en Guadeloupe. Une minute de silence a été observée en hommage à cet homme, dont les obsèques auront lieu dimanche. Des militants de la CGT-impôts brandissaient des portraits de Jacques Bino.

Parmi les banderoles et slogans, on pouvait lire ou entendre «la vie est chère sous les cocotiers», «200 euros ici aussi, yes we can», «Dom-Tom métropole solidarité» et «Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion: ce combat est le nôtre».

Environ 500 personnes se sont par ailleurs rassemblées devant la mairie de Marseille en solidarité avec la Guadeloupe et en hommage à Jacques Bino.

A Toulouse aussi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devants la préfecture .(Source AFP)

Numericable : la folle matinée des grévistes

La mobilisation des vendeurs à domicile du câblo-opérateur, en grève depuis sept semaines, a fait annuler hier un comité d’entreprise. Une médiation doit débuter aujourd’hui.

Après sept semaines de grève, hier matin, les vendeurs à domicile de Numericable ont voulu s’inviter au comité d’entreprise (CE) de leur entreprise, au siège de la société, à la cité Descartes de Champs-sur-Marne. Mais leur direction a joué au chat et à la souris en projetant de tenir cette réunion à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis)…La suite