Texte anti-piratage: « confirmation de la déviance autoritaire du régime »

Le député Jean-Pierre Brard (app-PCF) a affirmé mardi que le projet de loi antipiratage sur internet, actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, était « la confirmation de la déviance autoritaire du régime ».

« Ce qui nous choque, c’est l’atteinte aux libertés individuelles » avec la coupure en cas de téléchargement illégal, même si « la question de la rémunéjean-pierre-brard-9troisfr-9troisnetration des artistes est une vraie question », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.Selon le député de Seine-Saint-Denis, « c’est la loi du bâillon qui continue », après le texte sur l’audiovisuel public et la réforme du travail législatif.

Il a ainsi dénoncé le fait que le président de l’Hadopi, la Haute autorité de protection des droits sur internet chargée de mettre en place les sanctions en cas de piratage, serait nommé par décret par le pouvoir exécutif.

Parmi les trois noms proposés par le Conseil d’Etat, la Cour de cassation et la Cour des comptes, « sa majesté impériale décidera qui sera retenu », a ironisé M. Brard en allusion à Nicolas Sarkozy. « C’est la confirmation de la déviance autoritaire du régime », a-t-il dit. »Le texte initial prévoyait que le président de cette autorité indépendante serait élu en son sein.

Une fanfare de La Nouvelle-Orléans partage sa musique à Sevran

Une belle rencontre a eu lieu sur la scène de la salle des fêtes de Sevran, samedi 21 mars, dans le cadre du festival de musique Banlieues bleues, en Seine-Saint-Denis. Il y avait les membres de la chorale de la ville. Et puis la fanfare de Banlieues bleues, créée il y a une vingtaine d’années. Et puis ces amateurs qui jouaient et chantaient, une quarantaine de personnes, étaient emmenés par The soul  Rebels, une fanfare de La Nouvelle-Orléans, aux Etats-Unis. Des professionnels cette fois. Ensemble, ils ont chanté et joué avec une belle vigueur Work it out.

En amont, il y a eu des répétitions, la rencontre des musiciens américains avec ces amateurs. Ce qui s’est passé à Sevran, c’est un peu le quotidien des Soul Rebels  : la musique part d’un club ou lors d’une parade dans les rues de la ville de la Louisiane, puis d’autres voix se joignent, des danseurs, des cuivres, des tambours…

Welcome, nager vers son destin !

4000 kms à pied pour rejoindre Calais depuis l’Irak, c’est encore possible !
Seulement 10 kms pour rejoindre l’Angleterre depuis Calais, mais là c’est du quasi impossible !
Certains clandestins essaient de traverser à bord de camions en partance pour l’Angleterre et puis il y a Bilal qui lui va tenter de rejoindre sa fiancée de l’autre côté de la Manche, à la nage dans des eaux froides et dangereuses.


Entraîné, aidé, hébergé par le maître nageur interprété dans le film par Vincent Lindon, il tentera à plusieurs reprises d’effectuer cette dangereuse traversée. Mais autour de ces deux rôles magnifiquement bien interprétés, on assiste à des scènes difficiles et choquantes sur les conditions de ces sans papiers qui souhaitent aussi rejoindre l’Eldorado, leurs conditions inhumaines de leur vie, les maltraitances. On ne peut qu’admirer le travail des humanitaires qui tentent d’aider ces populations en leur distribuant la nourriture et le minimum vital.
Comment peut-on accepter que des hommes, femmes et enfants soient traités comme du bétail ? Au nom de quoi peut-on les arrêter d’être des humains comme tout le monde ? Qui peut se permettre de décider de ce qui est bien à faire ou mal dans ce monde ? Et puis il est urgent de légiférer pour que les humanitaires ne soient plus inquiétés dans leurs activités bénévoles où ils ne font rien d’autre que d’aider leur prochain
Un grand coup de chapeau au réalisateur de ce grand film « Welcome ». Ce film est triste car en plus, il pleut toujours dans la ville de Calais comme il pleut dans mon cœur !

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Evelyne THUAULT

Une aide au logement pour les profs en Seine-Saint-Denis fait polémique

Le rectorat de Créteil devrait verser une aide de 2000 euros par an pendant trois ans aux enseignants qui s’installent dans 19 établissements sensibles de Seine-Saint-Denis. Un coup de pouce qui suscite la controverse.

Prime ou pas, la nouvelle suscite déjà la polémique chez la FSU, première fédération enseignante, qui critique une « décision unilatérale, prise sans concertation ». La fédération craint une stigmatisation des établissements: « Ça revient à stigmatiser ces 19 établissements. La stabilité des équipes, c’est surtout de ne pas supprimer de postes! », s’indigne Guy Trésallet, secrétaire départemental de la FSU 93.


Avant même l’annonce officielle de cette «expérimentation sociale» visant à «stabiliser les équipes pédagogiques», la fédération syndycale unitaire (FSU) du 93 a réclamé l’«annulation immédiate» de la mesure. Elle la juge «ségrégative», «stigmatisante» et «à la limite de la malhonnêteté».

La FSU demande son remplacement par une revalorisation «pour tous, à 1.500 euros» de l’indemnité d’installation en région parisienne.

Selon Guy Trésallet, porte-parole de la FSU 93, ces collèges se verront supprimer 24 postes en septembre 2009 au vu des prévisions démographiques, «cela veut dire 24 collègues déplacés: qu’on arrête de nous parler de stabiliser les équipes».

Après évaluation, cette expérimentation menée dans un premier temps à Stains, Saint-Denis, Pierrefitte et Villetaneuse pourra être étendue à d’autres établissements de l’académie.

Tuberculose : dépistage massif à Bobigny

Entre le 11 et le 13 mars, deux cas de tuberculose ont été recensés parmi les élèves du lycée André-Sabatier de Bobigny. Les deux adolescents dépistés étaient dans la même classe qu’une de leur congénère également touchée par la maladie. Elle est suivie depuis la mi-janvier.
L’établissement scolaire vient de lancer une grande campagne de dépistage de cette maladie contagieuse. 800 personnes –lycéens et personnels – sont concernées. Le conseil général précise qu’à l’heure actuelle une dizaine de personnes « pour lesquelles une infection tuberculinique latente a été diagnostiquée, ont été placées sous traitement ».
Ce qui porte à 13 le nombre d’individus porteurs d’une infection tuberculeuse latente (ITL).  
Début mars, à la maison d’arrêt de Villepinte, toujours en Seine-Saint-Denis, « un dépistage massif de la tuberculose a été lancé, rappelle lefigaro.fr ». Selon cette source, « un cas avait été diagnostiqué fin janvier sur un détenu. Cinq surveillants avaient contracté le bacille mais sans développer la maladie ».
Dans un cas sur dix en moyenne, les porteurs du bacille de Koch développent la maladie.
Cela dit, il faut raison garder : La situation n’est pas, selon le chef du service Prévention et actions sanitaires du conseil général de Seine-Saint-Denis, dramatique ni exceptionnelle. Selon cette source « deux ou trois cas sont signalés dans le département ».

Dans l’immense manifestation du 19 mars : des habitants et des élus du 9-3

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Les CAF 93 restent portes closes jusqu’à la fin du mois

« Pour donner la priorité aux paiements, la CAF ferme temporairement ses accueils », indique la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis sur son site Internet, en invoquant « un accroissement sans précédent de sa charge de travail » depuis plusieurs mois, à l’instar des « autres organismes de la branche famille ».
Les accueils des agences familles de Bobigny, Noisy-le-Grand, Rosny-sous-Bois et Saint-Denis/Pleyel fermés depuis le jeudi 12 mars le resteront ainsi jusqu’au mardi 31 mars inclus, précise la CAF, en ajoutant que d’autres accueils, habituellement ouverts quelques jours ou quelques heures par semaine, garderont porte close jusqu’à mi-avril : c’est le cas des permanences prestations d’Aubervilliers, d’Epinay-sur-Seine, de La Courneuve, de Monfermeil et de Stains et de la permanence prestations-action sociale d’Aulnay-sous-Bois.