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Expulsion des familles Rroms du gymnase de Bobigny : le MRAP exprime sa colère

La Préfecture de la Seine Saint-Denis a expulsé ce mardi matin les familles Rroms qui avaient été hébergées par la Mairie de Bobigny au Gymnase Henri Wallon, à la suite de l’incendie de l’entrepôt où elles avaient trouvé refuge après de nombreuses expulsions.

C’est la seule réponse que la Préfecture apporte à la détresse des ces personnes, qui ont tout perdu, papiers d’identité, vêtements, et surtout un enfant de sept ans, mort parce que ses parents étaient contraints de vivre dans un local dépourvu de sécurité.

La manière dont les Rroms sont accueillis, aujourd’hui, en France, est inadmissible.

Ces citoyens européens bénéficient de la liberté de circulation, mais pas du droit au travail puisque seuls les Roumains et les Bulgares sont soumis à des restrictions sur ce plan par des mesures transitoires. Or, ils viennent ici pour rechercher un moyen de subvenir à leurs besoins.

Inhumaines, les expulsions ne résolvent pas les problèmes posés aux municipalités, puisque ce sont toujours les mêmes personnes qui sont chassées d’une ville à l’autre, et la précarité dans laquelle elles vivent se renforce. Elles perdent le suivi médical, la scolarisation des enfants, et leurs maigres biens sont détruits.

Il faut arrêter ces expulsions, assurer aux personnes le minimum d’hygiène et de sécurité, prendre le temps de réfléchir à des solutions humaines et durables. Il est urgent que l’Etat s’engage aux côtés des municipalités, des départements, des régions. La table-ronde annoncée par la Préfecture doit aboutir à des initiatives concertées avec les familles concernées et les associations.

Le MRAP demande que soient respectés, pour les Rroms comme pour tous, le droit au travail, au logement, à l’éducation, à la santé, et tout simplement à la dignité.

A l’initiative d’une association de Bobigny, « Imagine, cité toi ! », une cérémonie de recueillement aura lieu samedi 30 mai à 13h sur les lieux de l’incendie (départ 12h 30 esplanade de l’Hôtel de Ville).

Le MRAP vous appelle à y participer nombreux.

La mort d’un enfant à Bobigny illustre les difficultés des gens du voyage

La mort d’un garçonnet samedi lors de l’incendie d’un entrepôt désaffecté de Bobigny (Seine-saint-Denis) où s’étaient installés une centaine de membres de la communauté des gens du voyage, illustre les difficultés de logement et de vie quotidienne de cette communauté en France.

« Cet épouvantable drame était prévisible, c’est un incendie de la précarité et de l’indifférence », a déclaré dimanche à l’AFP Malik Salemkour, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme et l’un des animateurs du collectif Rom-Europe.

Il a rappelé qu’un incendie avait déjà fait en Seine-saint-Denis, en septembre 2008, deux blessés légers parmi les 80 occupants d’un camp rom situé sous l’autoroute A86 à Saint-Denis.

Le corps du petit Diego, 7 ans, a été retrouvé samedi dans les décombres de l’entrepôt par les pompiers, dont une centaine ont été mobilisés pour venir à bout du sinistre.

Il y a 2.000 à 2.500 Roms roumains et bulgares en Seine-saint-Denis où les expulsions de squats se multiplient, a précisé M. Salemkour. « Nous avons demandé, avec d’autres associations, que le problème du logement des Roms soit traité au niveau régional », a dit le vice-président de la LDH qui souhaite par ailleurs que soient réglées les conditions d’accès au travail de ces Roms roumains et bulgares car on « sait qu’ils veulent travailler ».

Samedi, la maire (PCF) de Bobigny Catherine Peyge avait exprimé sa « colère » face à une situation qui « ne pouvait que mal finir ».

« Ils ont été refoulés d’une ville à l’autre pour terminer dans ce hangar, parfois uniquement pour ne gagner que quelques centaines de mètres sur on ne sait quoi », avait-elle ajouté.

« J’ai écrit mercredi au préfet afin d’alerter sur la situation et de demander une table ronde pour mettre en place toutes les solutions humaines et matérielles, je suis toujours dans l’attente d’une réponse », avait-elle affirmé.

En février, la Défenseure des enfants Dominique Versini avait dénoncé les conditions d’habitat et de scolarisation des enfants des roms et gens du voyage dans un rapport d’évaluation de l?application de la Convention internationale des droits de l?enfant (CIDE). Mme Versini avait alors relevé que « comme les caravanes ne sont pas assimilées à un logement, leurs parents n’accèdent pas à l’aide au logement ».

Ces migrants viennent de Roumanie et de Bulgarie, pays membres de l’Union européenne, pour fuir la misère. En France, six heures de mendicité rapportent 15 euros, quatre fois ce qu’ils peuvent espérer gagner en une journée en Roumanie.

Les Roms seraient quelque 10 millions en Europe, soit la plus grande minorité. La communauté compterait notamment plus de 2 millions de personnes en Roumanie, 800.000 en Bulgarie et autant en Espagne, selon les chiffres les plus récents.

Avec AFP

La Courneuve : le maire réclame des excuses au ministre de l’Intérieur

Le maire communiste de La Courneuve, Gilles Poux a demandé mercredi « des excuses » au ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie pour avoir dit que sa ville était « un supermarché de la drogue ». Il a exprimé sa colère sur Europe 1.

La Courneuve, « supermarché de la drogue ». Ces propos tenus par la ministre de l’Intérieur mercredi matin sur Europe 1 ont déclenché la colère de Gilles Poux, le maire de la commune de Seine-Saint-Denis.

Quelques heures après s’être rendue à La Courneuve mardi soir, et après l’attaque le week-end dernier d’un fourgon de police, qui a essuyé des tirs d’arme de guerre, Michèle Alliot-Marie a jugé que « La Courneuve, c’est un supermarché de la drogue et c’est la raison pour laquelle j’ai voulu y aller avec les policiers la nuit ».

« Je dis que ce sont des propos irresponsables », a martelé Gilles Poux mercredi au micro de Mathieu Charrier. Ecoutez :

Aulnay-sous-bois : Le scandale de l’usine d’amiante

Une usine d’amiante s’est implantée en plein cœur d’Aulnay-Sous-Bois en 1938 et a arrêté son activé en 1991, en causant la mort de dizaines de personnes contaminées à l’amiante. Après des années de bataille judiciaire, le bâtiment devrait enfin être détruit.

En exclusivité pour 9trois.fr, Patrick Le Hyaric : Il ne faut pas louper le coche le 7 juin !

9trois.fr 21

 Patrick Le Hyaric, tête de liste du Front de gauche (qui réunit le PCF, le Parti de gauche et la gauche unitaire) en  Île de France aux élections européennes dans un entretien exclusif pour 9trois.fr, parle de son journal, du projet Européen du Front de Gauche, de la nécessité de traduction dans les urnes du mécontentement social, de la question de l’adhésion de la Turquie.  Il définit la bonne adresse de François Bayrou dans l’échiquier politique « la première porte à droite » et aborde bien d’autres thèmes, à découvrir dans nos trois vidéos.

Patrick Le Hyaric : il serait souhaitable que les mouvements sociaux trouvent leur expression dans les urnes. Il ne servirait à rien d’avoir usé ses semelles dans la rue, d’avoir protesté, d’avoir dépensé autant d’énergie, pour laisser passer l’occasion du 7 juin, parce que ce qui va être décisif c’est la manière dont va être interprété le vote. 

 

 

Si, grâce à l’abstention, le vote est interprété par le pouvoir en place comme la possibilité de continuer les contre-réformes réactionnaires qui sont à l’œuvre aujourd’hui ça donnera carte blanche au pouvoir et à cette Europe de la Droite et de M. Barroso. Il ne faut donc pas louper le coche du 7 juin pour ne pas se laisser voler ses colères, ne pas se laisser voler son mouvement social et dire son mot ce jour là en utilisant son bulletin de vote ! Par delà nos opinions, par delà le syndicat auquel on est affilié, nous sommes un Front à la disposition de tout ce mouvement pour qu’il y ait un poids politique nouveau dans la société, pour ouvrir cette perspective vraiment à gauche, cette perspective de transformation sociale. 

Il faut savoir transformer ces souffrances, ces colères, en une force, en un mouvement politique susceptible de changer la donne dans le pays mais aussi à l’intérieur de la Gauche. 

 

 

Quand on ne va pas dire son mot, il faut savoir que dans les beaux quartiers et dans les Conseils d’Administration des grandes multinationales où ils se partagent bonus et parachutes dorés, eux iront voter contre le peuple ! Si le peuple ne va pas s’exprimer ce jour-là, cela se retournera contre lui… Etre actif le 7 juin c’est aller déposer ce bulletin de vote-là dans les urnes. 

 

 

 

Utilisez votre bulletin de vote pour une autre Europe : une Europe sociale, démocratique, écologiste, antiraciste et féministe.

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Un dispositif facilité de microcrédit lancé en Seine-Saint-Denis

Le département de Seine-Saint-Denis a signé lundi deux conventions avec le Crédit municipal de Paris et l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) pour faciliter le microcrédit personnel (ou social) et professionnel, a annoncé mardi le Conseil général.
Dans un communiqué, l’instance départementale dirigée par Claude Bartolone (PS) explique souhaiter agir en « bouclier social » face à la crise en « protégeant les plus fragiles » et donnant « un coup de pouce à la création de micro-entreprises ».
La gestion des demandes de microcrédit personnel est confiée au Crédit municipal de Paris, celle du microcrédit professionnel à l’Adie.
Le microcrédit personnel permettra aux exclus du système bancaire traditionnel d’emprunter de 500 à 3.000 euros à un taux d’intérêt effectif de 2% (le Conseil général prenant à sa charge les 2% restant), sur une durée de 12 à 36 mois. Dans le cas de projets de création d’entreprise, les montants prêtés (à un taux similaire à celui des banques) iront jusqu’à 12.000 euros sur 24 mois maximum.
Dans les deux cas, un accompagnement personnalisée des bénéficiaires est prévu.
Le département s’engage par ces conventions à verser des aides et compensations à ses deux partenaires, pour un montant global d’1,5 millions d’euros sur trois ans.