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Le « Grand Paris » invité du Conseil Général de Seine-Saint-Denis

Après le discours du Président de la République du 29 avril dernier dessinant l’avenir de la métropole francilienne, Claude Bartolone, Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, a convié Christian Blanc, secrétaire d’Etat en charge du développement de la région capitale, à échanger sur ce sujet avec les élus du département, à l’occasion d’une séance exceptionnelle.

L’assemblée a commencé avec une minute de silence en hommage aux Séquano-Dionysiens disparus au cours des deux catastrophes aériennes récentes.

 Après les présentations et remerciements d’usage, Claude Bartolone a débuté la séance en annonçant la manière retenue pour que la séance se déroule de la meilleure façon possible :

« […] il y avait le choix entre plusieurs attitudes. Une attitude complaisante, qui aurait consisté à dire que tout va bien ou une attitude polémique, qui aurait consisté à dire que tout va mal, notamment pour les collectivités locales. Je propose aujourd’hui que nous adoptions la manière républicaine, celle qui consiste à refuser la polémique sous prétexte que nos engagements politiques divergent. La manière républicaine c’est dans le même temps celle qui exige de nous une franchise totale et l’acceptation de la confrontation des points de vue. La manière républicaine c’est enfin celle qui place nos débats sous le signe de l’essentiel : la lutte contre les inégalités, et d’abord les inégalités sociales et territoriales. » 

Ouverture de séance par Claude Bartolone (PS)

Intervention de Daniel Guiraud(PS)

Intervention de  Jacqueline Rouillon et Hérvé Bramy(PCF)

Intervention de Serge Mery(PS)

Intervention de Gilbert Roger(PS)

Intervention de Pierre Laporte(PCF)

Intervention de Ludovic Toro & Michel Teulet(UMP)

Incendie de Sevran : une issue de secours bloquée ?

  • Plusieurs habitants de la HLM, où sont mortes cinq personnes lors d’un incendie dans la nuit de dimanche à lundi, accusent le bailleur de négligences.

  • Les cinq corps identifiés après l’incendie d’un immeuble HLM à Sevran, dans la nuit de dimanche à lundi, sont deux femmes et trois enfants d’une même famille ivoirienne, a-t-on appris mardi de source judiciaire alors que l’origine du sinistre n’est toujours pas connue.

    « Les cinq victimes ont été identifiées: il s’agit de deux femmes et de trois enfants, dont un nourrisson, appartenant à la même famille ivoirienne », a révélé une source judiciaire, après que des sources concordantes eurent parlé lundi de deux hommes et trois enfants.

    « Quatre personnes ont été retrouvées » dans un appartement du 8e étage (une femme et trois enfants) et « l’autre femme » a été découverte dans la cage d’escalier au 7e étage, selon cette source. Toutes « squattaient » l’appartement de cet HLM de Sevran, avait précisé lundi le procureur adjoint de Bobigny, Philibert Demory.

    Une autopsie des corps devait être « pratiquée mardi dans la matinée », a-t-on ajouté de source judiciaire.

    Plus de 24 heures après le sinistre, l’origine en reste toujours indéterminée. La piste criminelle n’est d’évidence pas écartée et la brigade criminelle a été chargée des investigations. Les enquêteurs se montrent toutefois peu loquaces sur cette hypothèse.

    « Si c’est une piste criminelle, on atteint la folie », commente de son côté le maire communiste de Sevran, Stéphane Gatignon.

    « Pour ce qui est de l’origine du sinistre, nous n’avons pas d’information officielle pour le moment », a confié le directeur adjoint d’Immobilière 3F, le bailleur de l’immeuble, Jean-Marie André, joint par l’AFP.

    Dans l’attente d’en savoir plus, dès lundi la colère avait vite submergé la peur, comme chez ce locataire du dernier étage, Mohamed Menouer, qui dénonçait le fait que « la trappe de secours pour accéder au toit était condamnée parce qu’il y a des dealers dans l’immeuble », une mesure destinée à bloquer toute fuite en cas d’opération policière.

    Alors que les enquêteurs s’affairent dans la plus grande discrétion, la municipalité a pris en main le relogement des familles: 37 « ont été hébergées dans des hôtels », à Sevran et Aulnay-sous-Bois principalement, et chez des « membres des familles »; les enfants peuvent être accueillis en « centre de loisirs la journée », a ajouté M. Gatignon.

    Mais se pose déjà la question d’un relogement pérenne des familles. « Les discussions commencent sur la question du relogement durable et définitif avec le bailleur de l’immeuble d’Immobilière 3F et d’autres bailleurs », a précisé M. Gatignon.

    Selon le responsable d’Immobilière 3F, M. André, « 23 propositions de relogements définitifs seront faites mardi à des familles »: pour les autres, « nous travaillons avec le concours de confrères bailleurs sociaux qui ont déjà proposé des localisations », a-t-il précisé.

    Le sous-préfet de l’arrondissement du Raincy, Philippe Piraux, « se rendra mardi après-midi sur place » et fait un « point régulier avec la ville et le bailleur », a précisé la préfecture.

    Lundi, le feu a surpris les habitants dans leur sommeil vers 4H00 du matin. Selon la préfecture, il s’est déclaré au niveau du 7e étage. De la cage d’escalier, il s’est rapidement propagé, avant d’être éteint vers 6h20, ont expliqué les pompiers contraints d’évacuer des habitants par grandes échelles.

    Vingt-neuf personnes ont été légèrement intoxiquées par la fumée. Quinze d’entre elles ont été évacuées vers l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois.

     

    Tirs de flash-ball à Montreuil : le policier mis en cause

    Un homme accuse la police de lui avoir tiré dessus, provoquant la perte de son œil. Un rapport de l’IGS confirmerait sa version des faits.

    Une information judiciaire contre X a été ouverte jeudi par le parquet de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, après des incidents survenus entre la police et des manifestants le 8 juillet à Montreuil. Joachim Gatti, 34 ans,avait alors perdu un oeil, à la suite de tirs de flash-ball.

    Selon un rapport de l’Inspection générale des services (IGS), rendu public jeudi, le policer qui a tiré sur le jeune manifestant « ne se trouvait pas en 9trois.frsituation de légitime défense ». Or, l’usage de cette arme de 4e catégorie est cependant limité au seul cadre de la légitime défense. L’IGS, qui a entendu Joachim Gatti et les fonctionnaires de la BAC à plusieurs reprises, aurait conclu que le fonctionnaire « n’était pas directement menacé, révèle Le Monde de jeudi.

    Cet incident avait entraîné quelques jours plus tard une manifestation contre les « violences policières », émaillée d’échauffourées à Montreuil. Elus, associations et syndicats de gauche avaient réclamé un moratoire sans délai sur l’usage des armes de type flash-ball à l’origine, selon eux, de plusieurs cas de blessures graves à la tête.