Deux agents RATP épinglés pour «utilisation excessive de la force»

Deux agents de sécurité de la RATP ont été épinglés par la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) pour «utilisation excessive de la force» lors du contrôle d’une passagère en 2008 à Colombes (Hauts-de-Seine), dans un avis dont l’AFP a obtenu copie.

Selon l’avis, adopté le 12 avril par la CNDS et révélé mardi par le Parisien, les deux agents mis en cause «ont fait une application excessive de la force, action constitutive d’un manquement à la déontologie de la sécurité».

Cet emploi de la force était «disproportionné à la situation et surtout à la capacité de résistance» de la passagère, ajoute la commission, qui «s’étonne» que les agents, dont l’un pratique «un sport de combat de haut niveau» et l’autre est un «réserviste actif de la gendarmerie», «n’aient pu la maîtriser autrement» qu’en la plaquant au sol.

La CNDS avait été saisie le

«L’avis de la CNDS est une sévère mise en garde pour les agents de sécurité et un désaveu pour la RATP, qui avait décidé de soutenir ses agents. Nous espérons que cela va faire avancer la procédure judiciaire en cours», a déclaré mardi l’avocat de la plaignante, Me Yassine Bouzrou.

Contactée par l’AFP, la RATP n’a pas souhaité faire de commentaire.

La passagère, âgée de 24 ans lors des faits, avait porté plainte le 17 juillet 2008 contre la RATP et trois agents du Groupement de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR) de la régie des transports, en les accusant de violences et délaissement de son fils de 7 ans après un contrôle le 26 avril 2008 dans un bus à Colombes.

Selon la plainte, s’appuyant notamment sur la déposition d’un témoin, la jeune femme aurait été empoignée de façon musclée à sa descente du bus puis plaquée au sol sous les yeux de son fils par deux agents, alors qu’un troisième se serait interposer pour empêcher un passant de lui venir en aide.

D’après les agents, la plaignante avait refusé de montrer son titre de transport et avait donné un coup de poing au visage de l’un des employés de la RATP. Un fait que la CNDS «n’est pas en mesure de confirmer ou d’infirmer», «en l’absence de témoignage extérieur».

Le parquet de Nanterre avait classé sans suite la plainte de la jeune femme en novembre 2008. Elle en avait déposé une nouvelle avec constitution de partie civile, quelques mois plus tard. Une instruction est toujours en cours.

Un ouvrier de 37 ans décède après une chute

L’homme a chuté de 20 mètres sur un chantier d’un immeuble à Puteaux.

Un ouvrier de 37 ans est décédé mardi dans l’accident d’une nacelle située à une vingtaine de mètres de hauteur sur le chantier d’un immeuble à Puteaux (Hauts-de-Seine). L’accident s’est produit à 16H30 sur un chantier du constructeur Nexity, entre le boulevard des Bouvets et le boulevard Franck Kupka, à Puteaux.

Quartier d’affaires: la mairie de Nanterre organise son forum sur La Défense

Architectes, syndicalistes, élus et habitants sont invités à débattre vendredi soir de l’avenir du quartier d’affaires de La Défense, une rencontre organisée par la mairie PCF de Nanterre, qui multiplie les initiatives pour s’opposer aux projets du gouvernement sur ce site. Parmi les invités, les architectes Roland Castro et Antoine Grumbach, dont les travaux ont fait partie des dix projets sur le Grand Paris. Elus, associatifs et syndicalistes seront également présents, annonce la mairie, qui espère « au moins 800 personnes ». Depuis des mois, la mairie de Nanterre multiplie les initiatives pour protester contre les projets de l’Etat, notamment la fusion de l’Etablissement public d’Aménagement de La Défense (Epad), qui couvre les 160 hectares du quartier d’affaires, avec l’Etablissement public d’aménagement Seine-Arche (Epasa), chargé d’urbaniser 320 hectares sur la zone voisine de Nanterre. Le maire de Nanterre Patrick Jarry (PCF), qui préside l’Epasa, craint ainsi de perdre son pouvoir d’aménagement sur une grande partie de sa commune. Le rendez-vous est organisé sur le parvis de La Défense, à l’espace Grande Arche, de 17H00 à 22H00.

Le conseil général du 92 supprime sa subvention à l’université de Nanterre

Le conseil général des Hauts-de-Seine (CG92), présidé par Patrick Devedjian (UMP) a décidé de supprimer la subvention annuelle de 900.000 euros qu’il versait depuis quatre ans à l’université de Nanterre, un choix dénoncé par le  PC et PS qui y voit une « priorité donnée au privé ». L’aide départementale entrait dans le cadre d’un « contrat d’objectifs pluri-annuel » qui s’est achevé fin 2008 entre le département et l’université, qui compte 32.000 étudiants. « J’ai dit que j’étais ouvert » à une reconduite de la subvention, « à la condition que cela corresponde à un projet en relation avec la politique départementale, c’est-à-dire le développement de métiers qui sont exercés à La Défense ou dans le département », a expliqué à l’AFP M. Devedjian, qui ajoute: « J’attends toujours un projet » de l’université. Une source à l’université de Nanterre a évoqué « une négociation lente et difficile », se disant « très pessimiste » sur son issue. Dans un communiqué, les élus socialistes du CG92 « s’insurgent contre ce nouveau désengagement », alors que le « département continue de financer à hauteur de 10 millions d’euros de subvention annuelle le pôle Léonard de Vinci », autrement appelé « fac Pasqua ». Situé dans le quartier d’affaires de La Défense, ce pôle privé avait été créé en 1985 par Charles Pasqua, qui en est toujours président. Ses trois écoles (management, ingénieurs, multimédia) et ses partenaires, dont l’université Paris-Dauphine, y accueillent environ 6.000 étudiants. M. Devedjian a d’ailleurs confirmé à l’AFP que le CG92 avait accordé « une petite subvention à Dauphine, 400.000 euros annuels, pour les aider à payer le loyer » au pôle Léonard de Vinci. Concernant le pôle Léonard de Vinci, il a souligné que la subvention avait « diminué de moitié » depuis son arrivée au CG92, en 2007. Le budget annuel de l’université de Nanterre s’élève, hors salaires, à quelque 60 millions d’euros.

La Défense: la construction de tours reprend

Le conseil d’administration de l’Epad vient d’approuver des promesses de vente pour la construction de tours.

Serait-ce le signe d’une embellie économique ? Le conseil d’administration de l’Epad vient d’approuver quatre promesses et un acte de vente. Cela concerne des projets de construction ou de reconstruction des tours. Avec l’arrivée de la crise économique en 2008, les projets avaient été mis entre parenthèses.

Au total le renouveau de ces tours représenterait environ 340.000 m² de bureaux.

La Fête de l’Humanité a commencé

La plus populaire des fête dÎle de France, la  74ème édition de la Fête de l’Humanité a commencé ce soir à La Courneuve. Au programme : concerts en tous genres et débats sur le rassemblement de la gauche, à six mois des régionales.
 
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500.000 visiteurs sont attendus pour ce traditionnel rendez-vous politico-musical de la fin de l’été.
La Fête de l’Huma, c’est aussi l’un des derniers grands festivals de musique de l’été.
La grande scène du Parc de La Courneuve sera une fois de plus le théâtre d’un savoureux mélange entre musiciens engagés, vedettes populaires et vieilles gloires du rock’n’roll.

A l’affiche cette année : Cocoon, Keziah Jones, Manu Chao, Julien Clerc, Maxime Le Forestier, The Kooks, Arthur H ou encore les vétérans de Deep Purple.
74ème Fête de l’Humanité : Parc de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) – 18 euros les trois jours, gratuit pour les moins de 15 ans.

Haut de Seine : Affaire Tandia; la police en cause ?

En 2005, Abou Bakari Tandia, Malien sans papiers de trente-huit ans, mourait suite à sa garde à vue dans le commissariat de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Abou Bakari Tandia

À l’époque, les policiers avaient expliqué qu’il s’était « volontairement » cogné la tête contre la porte de sa cellule, provoquant lui-même sa chute dans le coma. L’affaire avait été classée sans suite. Quatre ans plus tard, un complément d’expertise de l’Institut médico-légal, révélé jeudi, vient tout remettre en cause. Cellule trop exiguë, absence de lésion crânienne compatible avec un tel choc… La version policière est jugée « peu compatible avec les constatations médicales et médico-légales ». Les médecins légistes évoquent plutôt « un ébranlement cérébral par violente(s) secousse(s) de la victime (…) ». Un rassemblement est organisé devant le ministère de la Justice le 12 septembre à 14 heures.