Un mineur grièvement brûlé en fuyant la police

Le jeune homme de 17 ans voulait échapper à un contrôle de police.

Un jeune homme de 17 ans a été très grièvement brûlé par la caténaire d’un train dans la nuit de lundi à mardi en prenant la fuite lors d’un contrôle de police à la gare du Nord à Paris.

Brûlé à 80 %, ce mineur – dont le pronostic vital est engagé – a été transporté à l’hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine), spécialisé dans le traitement des grands brûlés où il a été placé en coma artificiel.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, « connue des services de police », était en fugue du domicile de ses parents à Sevran (Seine-Saint-Denis) depuis le 16 février.
Vers minuit lundi soir, il était en compagnie d’autres jeunes gens à la Gare du Nord « en train de fumer », ce qui est interdit. Ils ont alors été contrôlés par une patrouille de la brigade des réseaux ferrés (BRF). Deux étant mineurs, en possession de cannabis et d’un couteau pour l’un (la victime), ils ont été conduits par les policiers vers leurs locaux situés dans la gare. Ils n’étaient pas menottés et l’un des jeunes a alors pris la fuite et rejoint
le rez-de-chaussée de la gare. Il a enjambé une traverse de quatre mètres, est monté sur la toit d’une motrice de l’Eurostar, alors que des agents de la SNCF et des passants tentaient de l’en dissuader. Une forte détonation a retenti après qu’il eut heurté une caténaire de 25.000 volts.

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Bartolone interpelle Besson sur l’accueil des étrangers à la préfecture de Bobigny

Le député PS et président du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a interpellé vendredi le ministre de l’Immigration Eric Besson sur l’accueil des étrangers à la préfecture de Bobigny. M. Bartolone « attire l’attention » du ministre « sur la dégradation des conditions d’accueil des étrangers et des délais d’instruction de leurs dossiers par la préfecture de Seine-Saint-Denis à Bobigny ». Il dénonce « des conditions indignes » et demande dans une question écrite « quelles mesures le gouvernement entend prendre pour améliorer notablement l’accueil des étrangers à la préfecture de Bobigny ainsi que le délai de traitement de leurs dossiers ». « Un simple retrait de dossier, la notification d’un changement d’adresse, une demande d’information nécessitent plusieurs heures d’attente et contraignent de plus en plus souvent les usagers exposés aux intempéries de l’hiver à patienter la nuit entière », écrit-il. Une habitante lui a rapporté qu’elle avait, « après plusieurs tentatives infructueuses, pu retirer un dossier à 17h00 en arrivant à 03h00 du matin et en attendant 14 heures dans le froid glacial d’un jour de janvier ». « Les tickets de rendez-vous, distribués dans la file d’attente, font l’objet d’un véritable trafic tant leur nombre est insuffisant », ajoute le président du conseil général.

Menacé, l’imam de Drancy porte plainte

Un commando a fait irruption dans la mosquée de Drancy et a menacé Hassen Chalghoumi.

L’imam de Drancy (Seine-Saint-Denis) Hassen Chalghoumi a déposé plainte mardi après l’irruption lundi soir d’islamistes qui l’auraient menacé de mort dans la mosquée où il officie

Un « commando islamiste » aurait fait irruption dans la mosquée de Drancy (Seine-Saint-Denis) lundi soir et proféré des menaces à l’égard de l’imam Hassen Chalghoumi, connu pour ses bonnes relations avec la communauté juive. Selon des témoignages, quatre-vingt personnes auraient traité l’imam de « mécréant », « apostat » et « imam des juifs ».

Un conseiller de l’imam a souligné que les « termes employés équivalaient à une Fatwa« .  Toutefois d’autres témoins évoquent seulement dix personnes qui seraient rentrées dans la mosquée.

La plainte a été déposée au commissariat de Drancy, et la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne a été chargée de l’enquête par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

L’imam de Drancy (Seine-Saint-Denis) Hassen Chalghoumi a déclaré que les menaces ne lui font pas peur, l’imam a appelé au soutien des « fidèles » et des « concitoyens ». « Ils veulent que je baisse les bras, que je ferme ma bouche que j’arrête de parler et de montrer un islam de tolérance, de rahma (clémence) de mahaba (amour), celui du prophète de l’islam » a-til également déclaré.

Selon un conseiller de l’imam, le commando serait « identifié comme relevant de l’obédience des Frères musulmans ». Il s’agirait d’un groupuscule nommé « Cheikh Yassine »  (fondateur du Hamas tué en 2004 dans un raid israélien) et sous l’influence de l’UOIF » (Union des organisations islamistes de France).

Appel à candidatures pour une nouvelle direction du « 104 », haut lieu culturel

Un appel à candidatures sera lancé « la semaine prochaine » en vue d’une nouvelle direction au « 104 », haut lieu culturel parisien inauguré il y a un an mais dont les deux directeurs n’ont pas souhaité être reconduits, a-t-on appris mardi auprès de la mairie de Paris. « Le conseil d’admnisitration du « 104 » s’est réuni aujourd’hui (mardi) pour valider l’appel à candidature qui sera publié en début de semaine prochaine, pour recruter une nouvelle direction à la fin de mars 2010″, a-t-on expliqué de même source dans l’entourage de Christophe Girard, adjoint PS de Bertrand Delanoë à la Culture. Au bout d’un an de fonctionnement, Robert Cantarella et Frederic Fisbach, les deux directeurs du « 104 », installé dans d’anciennes pompes funèbres, rue d’Aubervilliers, quartier populaire du XIXe arrondissement, avaient annoncé ne pas vouloir demander le renouvellement de leur mandat.

Le budget de fonctionnement annuel du « 104 » est de 12 millions d’euros, dont 8 à la charge de la Ville de Paris. Ces directeurs avaient souhaité davantage de moyens, mais dans un contexte de crise, Christophe Girard, maire-adjoint à la Culture et président du conseil d’administration du « 104 », avait refusé d’accéder à leur demande, le lieu souffrant également selon certaines critiques, de ne pas avoir trouvé son public. « L’endroit est très grand et compliqué, c’est une énorme halle, c’est vrai qu’il faut trouver le rythme et l’envie pour le public de venir », a expliqué mardi à l’AFP Christophe Girard, lors d’une visite d’un autre lieu culturel, le « 100 », rue de Charenton, dans le XIIe arrondissement. Les directeurs partants du « 104 » « ont lancé le vaisseau, maintenant il faut une nouvelle équipe pour naviguer, on la cherche, mais ça se passe bien », a ajouté Christophe Girard. « Cela fait qu’un an que le « 104 » est ouvert, il est encore trop tôt à notre sens pour évaluer sa réussite ou son échec », a insisté son entourage. Le « 104 » – 60 salariés permanents- accueille 200 artistes en résidence et des salles de spectacle, construites dans les anciennes écuries. Une librairie « Le merle moqueur » y a été installée, ainsi qu’une « maison des petits » qui propose des jeux gratuits aux enfants jusqu’à 5 ans.

Neuf villes de Seine-Saint-Denis regroupées en communauté d’agglomération

Neuf villes de Seine-Saint-Denis, parmi lesquelles Montreuil, Pantin et Bagnolet, vont se regrouper à partir du 1er janvier dans une communauté d’agglomération, la plus importante d’Ile-de-France avec environ 400.000 habitants. « Le premier objectif, c’est de faire exister ce territoire dans le projet du Grand Paris », a déclaré à l’AFP le maire de Pantin, Bertrand Kern (PS), pressenti pour devenir le président de cette communauté d’agglomération. « Aujourd’hui, nous sommes ignorés dans ce projet », a-t-il déploré. La communauté d’agglomération, qui regroupera également Les Lilas, le Pré-Saint-Gervais, Bobigny, Bondy, Romainville et Noisy-le-Sec, a été baptisée « Est ensemble ». Elle compte six municipalités socialistes, deux communistes et une verte. « Nous allons mutualiser nos moyens, (…) mais la montée en puissance de la communauté sera progressive », a ajouté M. Kern. Pour le maire de Bagnolet Marc Everbecq (PCF), la communauté d’agglomération « va permettre de financer de nouveaux projets ». Dans ce cadre, « l’Etat s’engage à donner entre 40 et 45 euros par habitant, ce qui représente 16 millions par an, et donc environ 3,5 millions pour Bagnolet », s’est-il félicité. Pour Marc Everbecq, il y a « de nombreux intérêts en commun » pour ces villes, dont « plusieurs connaissent des difficultés économiques et sociales grandissantes ». De plus, Bagnolet a perdu entre 3 et 4 millions de recettes de taxe professionnelle en huit ans, assure M. Everbecq. Cette communauté d’agglomération « s’inspire un peu de celle de Plaine Commune », qui regroupe en Seine-Saint-Denis, Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve notamment, selon le maire de Bagnolet. « C’est un endroit qui ressemble au nôtre, même si nous n’avons pas l’atout du stade de France, et en dix ans, ils ont changé l’image de leur territoire en développant l’activité économique », a-t-il souligné. La première réunion d' »Est ensemble » se tiendra le 23 janvier à Romainville.

L’adolescent renversé par une ambulance toujours dans un « état très critique »

L’adolescent de 14 ans renversé par une ambulance privée mardi soir à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), se trouvait toujours jeudi matin dans « un état très critique », a indiqué à l’AFP une source hospitalière. Par ailleurs, le conducteur du véhicule, âgé de 47 ans, toujours en garde à vue jeudi matin, pourrait être déféré devant le parquet en milieu de journée, a-t-on appris de source proche de l’enquête. L’adolescent, habitant de Noisy-le-Grand, a été percuté « très violemment » mardi en début de soirée alors qu’il traversait une route à une intersection, a rapporté mercredi une source policière. L’ambulance, qui circulait sans gyrophare ni avertisseur sonore, transportait un patient mais sans caractère d’urgence. Le conducteur affirme n’avoir commis aucune infraction, être passé au feu vert et avoir roulé à une vitesse réglementaire. Une source policière avait cependant indiqué qu’il « semblerait qu’il roulait au-dessus de la vitesse autorisée, 50 km/h ». Selon le prélèvement toxicologique, le conducteur de l’ambulance, âgé de 47 ans, n’avait pas consommé d’alcool et n’était pas sous l’emprise de stupéfiant.

Difficultés de circulation sur les routes en IDF

La grève du RER A conjuguée à l’arrivée de la neige sur la région parisienne provoque 320kms de bouchons sur les routes.

La grève du RER A conjuguée à l’arrivée de la neige au lever du jour sur la région parisienne a provoqué 320 kms de bouchons à 10H00, contre 200 kms habituellement avant les fêtes, a indiqué jeudi le Centre régional d’information routière (Crir). 

« De nombreux automobilistes sont souvent immobilisés sur les voies, entre la Francilienne et la capitale » écrit le Crir dans un communiqué recommandant de différer tous les déplacements, car « le réseau reste déconseillé pour une durée indéterminée ».
Ainsi la RN118 a été fermée dans les 2 sens de trafic, car elle était devenue impratiquable. D’autre part, la circulation est saturée sur l’A13, l’A6a et l’A6b et l’A4.