La ligne 12 du métro bientôt prolongée

Le démarrage du creusement du tunnel pour le prolongement de la ligne 12 du métro (mairie d’Issy-Porte de la Chapelle) jusqu’à la mairie d’Aubervilliers va commencer avec le tunnelier « Elodie » baptisé aujourd’hui.

Ce « baptême » du tunnelier de 1.350 tonnes et 82 mètres de long, semblable à ceux utilisés pour le creusement du tunnel sous la Manche et qui fonctionnera 24 heures/24 cinq jours sur sept, a eu lieu en présence du préfet de la région Ile-de-France Daniel Canepa, du président PS du conseil régional d’IDF Jean-Paul Huchon, du président directeur général de la RATP Pierre Mongin et du député PS de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone.

Le creusement débutera en octobre pour atteindre sa vitesse de croisière en janvier, selon la RATP. L’extension nord de la ligne 12, sur 3,8 km, constitue « un lien indispensable entre Paris et le secteur de la Plaine-Saint-Denis et d’Aubervilliers », selon un communiqué commun de la Région, du département de Seine-Saint-Denis, du syndicat des transports d’IDF (Stif) et de la RATP.

La ligne va gagner trois stations en deux grandes étapes: Proudhon-Gardinoux en 2012, et Pont de Stains et Mairie d’Aubervillierselle ‘2013).

Didier Bezace reconduit au Théâtre de la Commune, « pôle de création »

L’acteur et metteur en scène Didier Bezace a été reconduit à la direction du Théâtre de la Commune à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), qui devrait être mis « au niveau d’un véritable pôle de création » après travaux, a-t-on appris lundi auprès de cette institution.

Didier Bezace, 63 ans, a été reconduit pour trois ans à la tête de ce centre dramatique national (CDN) qu’il dirige depuis juillet 1997.

Le directeur continuera « à faire évoluer la vie artistique du Théâtre de la Commune », selon un communiqué du service de presse du CDN.

« Des travaux conséquents, financés par le ministère de la Culture, la ville d’Aubervilliers, le département de la Seine-Saint-Denis et la région Ile-de-France mettront enfin le Théâtre de la Commune au niveau d’un véritable pôle de création, doté d’une salle de répétition équipée en lumière, son et vidéo qui pourra occasionnellement s’ouvrir au public », indique le théâtre.

La salle de répétition sera transformée « en un lieu rénové et sécurisé », ajoute-t-on de même source.

La prochaine saison (2009-2010), sous le titre « Compagnonnages », préfigurera un « projet d’association et de partenariat artistique avec deux compagnies », Le Soleil Bleu de Laurent Laffargue et Le Théâtre de la Massue d’Ezéquiel Garcia Romeu.

« A côté de ces associations et projets de longue durée », le Théâtre de la Commune mettra en oeuvre « une programmation conséquente sur des temps d’exploitation plus courts » afin d' »offrir au public d’Aubervilliers et de Seine-Saint-Denis la diversité artistique à laquelle il est attaché ».

De même, le CDN d’Aubervilliers « continuera à rayonner hors d’Aubervilliers par des tournées en France et à l’étranger, comme cela se fait depuis 1997 », conclut le communiqué.

La bohème de Giacomo Puccini à Aubervilliers

En ces temps de crise, et alors que nous sommes assourdis par les discours vantant la rentabilité et la consommation, voici une initiative exemplaire et salutaire. Monter un opéra de Puccini en Seine-Saint-Denis, avec un conservatoire mais aussi l’aide d’aut9troisfrres intervenants comme des lycées professionnels, cela peut paraître impossible pour qui connaît la musique, et pourtant c’est ce pari que sont en train de réussir Daniel Delarue (metteur en scène), Jean Roudon (chef d’orchestre), respectivement professeur et sous-directeur du conservatoire d’Aubervilliers-La Courneuve.

Ce n’est pas rentable (même si ça ne coûte presque rien), et ce n’est certainement pas un produit de consommation comme les autres, et cela n’en a que plus de valeur. Cette entreprise ne tient debout que par la passion de la musique qui anime ses initiateurs et ses acteurs. Et c’est une extraordinaire conjonction de travail, de compétences et de talents qui en assure la réussite.

Enfin, comment ne pas remarquer que cela se passe dans le neuf trois! Dont on parle tellement souvent pour rien. Et ceci complète la nécessité d’une telle initiative, un opéra sublime, brillamment chanté et joué, pour dix euros (!), voilà qui redonne à cette musique sa qualité populaire. Lire la suite dans le blog de Manuel Marchès

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Seine-Saint-Denis. Neuf villes veulent former la plus grande intercommunalité d’Ile-de-France

Neuf villes de l’Est de la Seine-Saint-Denis ont annoncé le 7avril leur volonté de former « la plus grande intercommunalité d’Ile-de-France avec près de 400.000 habitants ».

« En pleine crise sociale, économique et écologique, l’heure n’est plus au statu quo ni au repli sur soi », estiment les maires des villes concernées (Bagnolet, Bondy, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville) pour affirmer leur « volonté partagée » de « s’unir » et « de s’engager dans un processus de coopération intercommunale ».9troisfr-2
L’ambition « sera de mener un projet de développement conciliant attractivité et performance économiques, développement durable et solidarité », ajoutent-ils.
Les élus formalisent pour l’instant cette union en créant « une association de préfiguration en vue d’une nouvelle intercommunalité ».

Par ailleurs, alors que les discussions sur le Grand Paris ne sont pas closes, les villes de Sevran, Tremblay-en-France et Villepinte, au nord-est du département, ont annoncé le même jour leur intention de créer une intercommunalité « dans le sens d’un rééquilibrage des territoires » composant la métropole parisienne, avec l’ambition d’élargir son périmètre aux villes voisines de Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne.

La Seine-Saint-Denis compte jusqu’à présent deux intercommunalités : Plaine Commune (350.000 habitants), qui regroupe huit villes au nord de Paris (Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, La Courneuve, L’Ile Saint Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse) et la communauté de communes de l’Aéroport du Bourget (60.000 habitants), réunissant Drancy, Le Bourget et Dugny.  AFP

9trois.fr : le site qui monte, qui monte, qui monte !!

Quand l’idée de créer ce site a germé dans nos têtes à la fin de l’année dernière, nous avions conscience de la nécessité de cette création …

 Nous n’étions cependant pas en mesure d’estimer l’accueil que la population, les élus, les acteurs sociaux du département nous réserveraient !

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Le site 9trois.fr a été lancé il y a un mois, de cinq à six lecteurs les premiers jours, nous atteignons aujourd’hui le nombre de 1 500 visiteurs quotidiens !!   

Sur Facebook : en un mois plus de 1 100amis… Le plus important : parmi ces amis, il faut noter la présence de séquano-dionysiens de toutes origines sociales et culturelles, de députés, de maires, des conseillers municipaux, généraux et  régionaux de tous bords politiques.  

Nous souhaitons devenir un porte voix de la société civile, un « facilitateur » de dialogue entre la population et les acteurs publics et sociaux.  

Les moyens nous manquent encore pour travailler à rejoindre cet objectif : des collaborateurs (bénévoles, comme nous) dans toutes les villes du département pour nous envoyer des articles, des remarques, des photos, des dessins, des caricatures…  

N’hésitez pas, tout est utile pour le site : une photo prise de la fenêtre, un article incomplet, un poème, une vidéo, une musique… C’est tout ça le 9trois !! 

Faites du bruiiiiiiiiiiiiiit pour le 9trois !

 

La crise secoue les Puces du marché de Saint-Ouen

Des touristes en goguette, quelques grappes d’ados pas pressés… On est loin de la foule compacte traditionnellement associée aux puces de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Depuis sa boutique de streetwear, point d’observation privilégié à l’angle de deux allées, Reda Ben Garaali se désole : « Depuis l’automne, il y a à peine du passage. En plus, les clients utilisent l’argument de la crise pour négocier les prix. J’ai perdu la moitié de mon chiffre d’affaires ! Voyez, j’apporte même ma gamelle pour économiser les quelques euros que je dépensais au snack. » A quelques pas de là, le patron d’un autre stand peine visiblement, malgré un large sourire et des jeans à 20 euros, à attirer le chaland : « Les biffins ont beaucoup plus de succès que moi ! » Sur le trottoir d’en face, les chiffonniers sont en effet de retour depuis quelques mois. Ils profitent des espaces, de plus en plus nombreux, laissés vacants par les marchands officiels. « On se fait souvent chasser par la police, mais les affaires marchent, confie Ben, un de ces vendeurs à la sauvette. Les gens s’arrêtent car on vend des articles à quelques euros seulement. »

Sur le marché Paul-Bert, consacré aux antiquités, même morosité. Surtout que la crise est plus ancienne que du côté des fripes. « On a perdu la clientèle américaine, qui nous faisait vivre raconte Jean-Claude Leib, emmitouflé dans une longue écharpe. Qui voyagent moins depuis le 11 septembre 2001. Je suis marchand depuis près de trente ans, et je n’ai jamais connu un ralentissement aussi long. » Les plus optimistes, dont le poil se hérisse à l’évocation du seul mot « crise », assurent que les Russes et les Chinois ont pris le relais. Mais les anciens sont catégoriques : « Depuis six mois, les allées sont désertées. » Les rares clients sont aussi plus exigeants. « La drouille [les articles de peu de valeur] ne part plus, commente un vendeur. On ne voit plus par exemple du Louis-Philippe, qui n’est pas très coté, à prix d’or. Par contre, ce qui a de la valeur et vendu à un prix juste trouve toujours des acheteurs. » Une nouvelle clientèle pourrait bien aussi faire son apparition porte de Clignancourt. Yaël, qui vend des vêtements au marché Malik, l’a remarqué depuis septembre dernier : « Je vois de plus en plus de jeunes des beaux quartiers qui viennent le dimanche avec leurs parents pour trouver les dernières marques à la mode, comme les baskets Feiyue. On les vend 20 % moins cher qu’à Paris. C’est la crise pour tout le monde. »