Bartolone interpelle Besson sur l’accueil des étrangers à la préfecture de Bobigny

Le député PS et président du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a interpellé vendredi le ministre de l’Immigration Eric Besson sur l’accueil des étrangers à la préfecture de Bobigny. M. Bartolone « attire l’attention » du ministre « sur la dégradation des conditions d’accueil des étrangers et des délais d’instruction de leurs dossiers par la préfecture de Seine-Saint-Denis à Bobigny ». Il dénonce « des conditions indignes » et demande dans une question écrite « quelles mesures le gouvernement entend prendre pour améliorer notablement l’accueil des étrangers à la préfecture de Bobigny ainsi que le délai de traitement de leurs dossiers ». « Un simple retrait de dossier, la notification d’un changement d’adresse, une demande d’information nécessitent plusieurs heures d’attente et contraignent de plus en plus souvent les usagers exposés aux intempéries de l’hiver à patienter la nuit entière », écrit-il. Une habitante lui a rapporté qu’elle avait, « après plusieurs tentatives infructueuses, pu retirer un dossier à 17h00 en arrivant à 03h00 du matin et en attendant 14 heures dans le froid glacial d’un jour de janvier ». « Les tickets de rendez-vous, distribués dans la file d’attente, font l’objet d’un véritable trafic tant leur nombre est insuffisant », ajoute le président du conseil général.

Neuf villes de Seine-Saint-Denis regroupées en communauté d’agglomération

Neuf villes de Seine-Saint-Denis, parmi lesquelles Montreuil, Pantin et Bagnolet, vont se regrouper à partir du 1er janvier dans une communauté d’agglomération, la plus importante d’Ile-de-France avec environ 400.000 habitants. « Le premier objectif, c’est de faire exister ce territoire dans le projet du Grand Paris », a déclaré à l’AFP le maire de Pantin, Bertrand Kern (PS), pressenti pour devenir le président de cette communauté d’agglomération. « Aujourd’hui, nous sommes ignorés dans ce projet », a-t-il déploré. La communauté d’agglomération, qui regroupera également Les Lilas, le Pré-Saint-Gervais, Bobigny, Bondy, Romainville et Noisy-le-Sec, a été baptisée « Est ensemble ». Elle compte six municipalités socialistes, deux communistes et une verte. « Nous allons mutualiser nos moyens, (…) mais la montée en puissance de la communauté sera progressive », a ajouté M. Kern. Pour le maire de Bagnolet Marc Everbecq (PCF), la communauté d’agglomération « va permettre de financer de nouveaux projets ». Dans ce cadre, « l’Etat s’engage à donner entre 40 et 45 euros par habitant, ce qui représente 16 millions par an, et donc environ 3,5 millions pour Bagnolet », s’est-il félicité. Pour Marc Everbecq, il y a « de nombreux intérêts en commun » pour ces villes, dont « plusieurs connaissent des difficultés économiques et sociales grandissantes ». De plus, Bagnolet a perdu entre 3 et 4 millions de recettes de taxe professionnelle en huit ans, assure M. Everbecq. Cette communauté d’agglomération « s’inspire un peu de celle de Plaine Commune », qui regroupe en Seine-Saint-Denis, Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve notamment, selon le maire de Bagnolet. « C’est un endroit qui ressemble au nôtre, même si nous n’avons pas l’atout du stade de France, et en dix ans, ils ont changé l’image de leur territoire en développant l’activité économique », a-t-il souligné. La première réunion d' »Est ensemble » se tiendra le 23 janvier à Romainville.

L’adolescent renversé par une ambulance toujours dans un « état très critique »

L’adolescent de 14 ans renversé par une ambulance privée mardi soir à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), se trouvait toujours jeudi matin dans « un état très critique », a indiqué à l’AFP une source hospitalière. Par ailleurs, le conducteur du véhicule, âgé de 47 ans, toujours en garde à vue jeudi matin, pourrait être déféré devant le parquet en milieu de journée, a-t-on appris de source proche de l’enquête. L’adolescent, habitant de Noisy-le-Grand, a été percuté « très violemment » mardi en début de soirée alors qu’il traversait une route à une intersection, a rapporté mercredi une source policière. L’ambulance, qui circulait sans gyrophare ni avertisseur sonore, transportait un patient mais sans caractère d’urgence. Le conducteur affirme n’avoir commis aucune infraction, être passé au feu vert et avoir roulé à une vitesse réglementaire. Une source policière avait cependant indiqué qu’il « semblerait qu’il roulait au-dessus de la vitesse autorisée, 50 km/h ». Selon le prélèvement toxicologique, le conducteur de l’ambulance, âgé de 47 ans, n’avait pas consommé d’alcool et n’était pas sous l’emprise de stupéfiant.

Incendie au palais de justice de Bobigny

Un feu d’origine indéterminée s’est déclaré jeudi matin dans l’aile du palais de justice de Bobigny (Seine-Saint-Denis) abritant l’instruction, a-t-on appris de sources proches de l’enquête.

Selon l’une de ces sources, un individu se serait introduit par une fenêtre d’un cabinet d’instruction pour y mettre le feu et le sinistre se serait propagé à un autre cabinet contigu, détruisant des dossiers dans les deux bureaux.

Le Service départemental de Police judiciaire de Seine-Saint-Denis (SDPJ 93) a été chargé de l’enquête.

Le « Grand Paris » invité du Conseil Général de Seine-Saint-Denis

Après le discours du Président de la République du 29 avril dernier dessinant l’avenir de la métropole francilienne, Claude Bartolone, Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, a convié Christian Blanc, secrétaire d’Etat en charge du développement de la région capitale, à échanger sur ce sujet avec les élus du département, à l’occasion d’une séance exceptionnelle.

L’assemblée a commencé avec une minute de silence en hommage aux Séquano-Dionysiens disparus au cours des deux catastrophes aériennes récentes.

 Après les présentations et remerciements d’usage, Claude Bartolone a débuté la séance en annonçant la manière retenue pour que la séance se déroule de la meilleure façon possible :

« […] il y avait le choix entre plusieurs attitudes. Une attitude complaisante, qui aurait consisté à dire que tout va bien ou une attitude polémique, qui aurait consisté à dire que tout va mal, notamment pour les collectivités locales. Je propose aujourd’hui que nous adoptions la manière républicaine, celle qui consiste à refuser la polémique sous prétexte que nos engagements politiques divergent. La manière républicaine c’est dans le même temps celle qui exige de nous une franchise totale et l’acceptation de la confrontation des points de vue. La manière républicaine c’est enfin celle qui place nos débats sous le signe de l’essentiel : la lutte contre les inégalités, et d’abord les inégalités sociales et territoriales. » 

Ouverture de séance par Claude Bartolone (PS)

Intervention de Daniel Guiraud(PS)

Intervention de  Jacqueline Rouillon et Hérvé Bramy(PCF)

Intervention de Serge Mery(PS)

Intervention de Gilbert Roger(PS)

Intervention de Pierre Laporte(PCF)

Intervention de Ludovic Toro & Michel Teulet(UMP)

Expulsion des familles Rroms du gymnase de Bobigny : le MRAP exprime sa colère

La Préfecture de la Seine Saint-Denis a expulsé ce mardi matin les familles Rroms qui avaient été hébergées par la Mairie de Bobigny au Gymnase Henri Wallon, à la suite de l’incendie de l’entrepôt où elles avaient trouvé refuge après de nombreuses expulsions.

C’est la seule réponse que la Préfecture apporte à la détresse des ces personnes, qui ont tout perdu, papiers d’identité, vêtements, et surtout un enfant de sept ans, mort parce que ses parents étaient contraints de vivre dans un local dépourvu de sécurité.

La manière dont les Rroms sont accueillis, aujourd’hui, en France, est inadmissible.

Ces citoyens européens bénéficient de la liberté de circulation, mais pas du droit au travail puisque seuls les Roumains et les Bulgares sont soumis à des restrictions sur ce plan par des mesures transitoires. Or, ils viennent ici pour rechercher un moyen de subvenir à leurs besoins.

Inhumaines, les expulsions ne résolvent pas les problèmes posés aux municipalités, puisque ce sont toujours les mêmes personnes qui sont chassées d’une ville à l’autre, et la précarité dans laquelle elles vivent se renforce. Elles perdent le suivi médical, la scolarisation des enfants, et leurs maigres biens sont détruits.

Il faut arrêter ces expulsions, assurer aux personnes le minimum d’hygiène et de sécurité, prendre le temps de réfléchir à des solutions humaines et durables. Il est urgent que l’Etat s’engage aux côtés des municipalités, des départements, des régions. La table-ronde annoncée par la Préfecture doit aboutir à des initiatives concertées avec les familles concernées et les associations.

Le MRAP demande que soient respectés, pour les Rroms comme pour tous, le droit au travail, au logement, à l’éducation, à la santé, et tout simplement à la dignité.

A l’initiative d’une association de Bobigny, « Imagine, cité toi ! », une cérémonie de recueillement aura lieu samedi 30 mai à 13h sur les lieux de l’incendie (départ 12h 30 esplanade de l’Hôtel de Ville).

Le MRAP vous appelle à y participer nombreux.

9trois.fr, Voilà, vous y êtes !

http://9trois.fr

 

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