Monsieur le Président, n’oubliez pas Salah !

                                                                                                                       Tribune libre

Monsieur le Président de la République,   

 4 ans déjà… 4 ans que Salah purge une peine de prison dont on a bien du mal à cerner les raisons quand on réside de facto dans un pays où l’on applique le principe de la présomption d’innocence.

Salah aussi est Français, et il doit se demander pourquoi son pays, le chantre des droits de l’Homme, ne fait rien pour lui et le laisse dépérir en prison pour un crime dont non seulement il n’est pas l’auteur, mais qui au-delà n’a jamais eu lieu.

Etre passé en voiture devant le domicile d’un rabbin ultra orthodoxe, voilà ce qu’ « On » reproche à Salah Hamouri ; et comme, sur dénonciation anonyme, il est supposé sans preuve appartenir au FPLP, « On » suppose que cet acte ne pouvait qu’être dû à la préparation d’un futur attentat. Nous disons « On » car nous parlons d’une armée d’occupation installée sur le territoire palestinien en toute illégalité, et dont pourtant la France a accepté tacitement les jugements arbitraires émis sur des non-actes de terrorisme potentiel !

Salah a été condamné à 7 ans de prison alors qu’aucun fait ni aucune preuve ne sont venus étayer l’accusation dont il est l’objet. Il s’est résigné au « plaider coupable, ce qui ne signifie pas qu’il soit coupable. Le procureur du tribunal militaire a en effet utilisé la malheureusement classique procédure du marchandage : 7 ans s’il plaidait coupable ou sinon beaucoup plus. Devant l’immobilisme de son pays, Salah a évidemment accepté, par bon sens dans une telle situation pour un jeune homme de 20 ans, comme d’ailleurs 95% des prisonniers palestiniens.

Nous ne revenons pas sur l’acceptation de ce faux procès par la France, nous ne revenons pas sur l’inertie de la diplomatie française ; mais le 26 juillet prochain est une date que l’on ne peut pas manquer pour Salah. Ce jour là va être examinée la possibilité d’une libération anticipée pour notre compatriote.

Le 25 juin dernier, après quatre ans d’attente, vous avez enfin accepté que Mme Denise Hamouri, la maman de Salah, soit reçue à l’Elysée. Pas par vous, mais par un de vos proches conseillers qui a promis une intervention de la France à cette date.

Cette tribune vise à vous rappeler vos promesses, Monsieur le Président de la République. Parce que vous avez promis de ne laisser « tomber » aucun Français victime d’arbitraire à l’étranger et « quoi qu’ils aient fait », nous attentons plus qu’une intervention ce jour-là, nous attendons la libération de Salah. Et sans aucun nouveau marchandage : il n’est pas question que ce jeune franco-palestinien n’ait plus le droit de résider à Jérusalem. Salah n’est pas coupable, il est victime d’un système injuste et inquiétant. Il a suffisamment souffert et la France a déjà assez honte. A présent, seule importe sa libération, sans concession.

 

Liste des signataires :

Noël MAMÈRE, Député-maire de Bègles ; Jean-Claude LEFORT, Député honoraire ; Monique CERISIER-BEN-GUIGA, Sénatrice représentant les Français établis hors de France ; Alima BOUMEDIENE-THIERY, Sénatrice de Paris ; Naïma CHARAÏ, Conseillère régionale d’Aquitaine et suppléante de N.Mamère ; Patrick LE HYARIC, Député européen et Directeur de l’Humanité ; Daniel COHN-BENDIT, Député européen ; Christiane TAUBIRA, Députée de Guyane ; Dominique VOYNET, Sénatrice de Seine-Saint-Denis ; Jean-Claude SANDRIER, Député du Cher, Président du Groupe GDR ; Pierre COURS-SALIES, Professeur es Sociologie et Démographie-Université Paris 8 ; Kamel KABTANE, Recteur de la Mosquée de Lyon ; Marie-Christine BLANDIN, Sénatrice du Nord ; Yves COCHET, Député de Paris ; Nicole BORVO COHEN-SEAT, Sénatrice de Paris ; Michel BILLOUT, Sénateur de Seine-et-Marne ; Marie-Noëlle LIENEMANN, ancienne Ministre ; Lysiane ALEZARD, Conseillère Régionale d’Ile-de-France ; Marc DOLEZ, Député du Nord ; Jacques FATH, membre du Comité exécutif national du PCF ; Michelle DEMESSINE, Sénatrice du Nord ; Jacques MULLER, Sénateur du Haut-Rhin ; Isabelle PASQUET, Sénatrice des Bouches du Rhône ; Daniel VOGUET, Avocat à la Cour ; Michèle SIBONY, Porte-parole de l’Union Juive Française pour la Paix ; Jean DESESSARD, Sénateur de Paris ; Jack RALITE, Sénateur de la Seine-Saint-Denis ; Martine BILLARD, Députée de Paris ; Annie JARAUD-VERGNOLLE, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques ; Yvan RENAR, Sénateur du Nord ; Christiane DEMONTES, Sénatrice du Rhône ; Martine FAURE, Députée de Gironde ; Marie-Hélène AMIABLE, Députée-maire de Bagneux ; François DE RUGY, Député de Loire-Atlantique ; Albert JACQUARD, généticien, ex-membre du Comité consultatif national d’éthique ; Yasmine BOUDJENAH, ancienne Députée européenne ; Rony BRAUMAN, Médecin humanitaire ; Daniel BRUNEL, Vice-président du Conseil Régional d’Ile-de-France ; Alain LHOSTIS, Conseiller de Paris ; Nabil EL-HAGGAR, Universitaire ; Bernard RAVENEL, Président d’honneur de l’Association France-Palestine Solidarité ; Pierre MANSAT, Adjoint au Maire de Paris ; François ROCHEBLOINE, Député de la Loire (Nouveau Centre) ; Laurence COHEN, Conseillère régionale d’Ile de France ; Bariza KHIARI, Sénatrice de Paris ; Matthieu ROUVEYRE, Conseiller municipal de Bordeaux et Conseiller général de Gironde ; Alain VIDALIES, Député des Landes ; Henri EMMANUELLI, Député et Président du Conseil Général des Landes 

 

Les députés européens de Seine-Saint-Denis nous parlent…

 

Nos députés élus au Parlement Européen viennent de prendre leurs fonctions, nous avons souhaité connaître leurs premières impressions, remarques ou analyses. 

Nous recevons aujourd’hui Patrick Le Hyaric, du Front de Gauche.

 

 

Le prochain invité : Harlem Désir

 

 

En exclusivité pour 9trois.fr, Patrick Le Hyaric : Il ne faut pas louper le coche le 7 juin !

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 Patrick Le Hyaric, tête de liste du Front de gauche (qui réunit le PCF, le Parti de gauche et la gauche unitaire) en  Île de France aux élections européennes dans un entretien exclusif pour 9trois.fr, parle de son journal, du projet Européen du Front de Gauche, de la nécessité de traduction dans les urnes du mécontentement social, de la question de l’adhésion de la Turquie.  Il définit la bonne adresse de François Bayrou dans l’échiquier politique « la première porte à droite » et aborde bien d’autres thèmes, à découvrir dans nos trois vidéos.

Patrick Le Hyaric : il serait souhaitable que les mouvements sociaux trouvent leur expression dans les urnes. Il ne servirait à rien d’avoir usé ses semelles dans la rue, d’avoir protesté, d’avoir dépensé autant d’énergie, pour laisser passer l’occasion du 7 juin, parce que ce qui va être décisif c’est la manière dont va être interprété le vote. 

 

 

Si, grâce à l’abstention, le vote est interprété par le pouvoir en place comme la possibilité de continuer les contre-réformes réactionnaires qui sont à l’œuvre aujourd’hui ça donnera carte blanche au pouvoir et à cette Europe de la Droite et de M. Barroso. Il ne faut donc pas louper le coche du 7 juin pour ne pas se laisser voler ses colères, ne pas se laisser voler son mouvement social et dire son mot ce jour là en utilisant son bulletin de vote ! Par delà nos opinions, par delà le syndicat auquel on est affilié, nous sommes un Front à la disposition de tout ce mouvement pour qu’il y ait un poids politique nouveau dans la société, pour ouvrir cette perspective vraiment à gauche, cette perspective de transformation sociale. 

Il faut savoir transformer ces souffrances, ces colères, en une force, en un mouvement politique susceptible de changer la donne dans le pays mais aussi à l’intérieur de la Gauche. 

 

 

Quand on ne va pas dire son mot, il faut savoir que dans les beaux quartiers et dans les Conseils d’Administration des grandes multinationales où ils se partagent bonus et parachutes dorés, eux iront voter contre le peuple ! Si le peuple ne va pas s’exprimer ce jour-là, cela se retournera contre lui… Etre actif le 7 juin c’est aller déposer ce bulletin de vote-là dans les urnes. 

 

 

 

Utilisez votre bulletin de vote pour une autre Europe : une Europe sociale, démocratique, écologiste, antiraciste et féministe.

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Incidents à La Courneuve : la ministre de l’Intérieur refuse une mission parlementaire sur les causes de la situation

Suite aux incidents survenus ce week-end à La Courneuve, Daniel Goldberg député de Saine saint Denis a  interpelé cet après-midi à l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, sur l’échec de la politique de la droite depuis 2002.

EXCLUSIF : HARLEM DESIR DIT TOUT A 9TROIS.FR !

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Harlem Désir, dans un entretien exclusif pour 9trois.fr, parle de son enfance et de son premier voyage en Martinique. Il aborde également ses souvenirs au sein de SOS et ses potes victimes du racisme. Il présente le rôle du Parlement Européen, le projet des socialistes européens, les enjeux des élections du 7 juin, la question de l’adhésion de la Turquie. Il répond enfin à notre « question-piège » et aborde bien d’autres thèmes, à découvrir dans nos vidéos ! 

 

Enjeux des Européennes et Rôle du Parlement Européen

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Ses initiatives au Parlement, l’Europe et la Seine Saint Denis 

 

 

 

Harlem Désir pour 9trois.fr : Enfance

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Harlem Désir pour 9trois.fr : touche pas à ses potes !

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 La Turquie et l’Union Européenne

 

 La situation économique et « question piège » !

 

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Daniel Goldberg : Abroger le délit de solidarité avec les étrangers

L’Assemblée Nationale a débattu jeudi soir de la proposition de loi  de Daniel Goldberg abrogeant le délit de solidarité.

Si Eric Besson nie l’existence de ce « délit de solidarité », Daniel Goldberg, député de Seine Saint Denis et rapporteur de la Commission des Lois, affirme que ce délit existe bel et bien dans la loi. En effet, militants associatifs bénévoles, travailleurs sociaux et ou aidants familiaux sont hors-la-loi, par le contenu de l’article L622-1 du Code d’Entrée et de Séjour des Étrangers.

 

 

En effet, la législation actuelle permet de condamner ou d’inquiéter des personnes dont le seul « tort » est d’être venu en aide sans contrepartie à un étranger en situation irrégulière. La transposition dans la Loi française de la directive européenne 2002-90 fait en effet très mal le distinguo entre les passeurs, qu’il est nécessaire de réprimer sévèrement, et les aidants (citoyens, bénévoles ou associatifs). 

Malgré le déni d’Éric Besson, l’actualité a mis en lumière de nombreux cas de personnes inquiétées (mises en garde en vue), poursuivies voire condamnées au titre de l’article L622-1 du droit des étrangers. Ces histoires avaient été mises en lumière par Welcome, le beau film de Philippe Lioret. Le réalisateur a d’ailleurs assisté aux débats. 

Inscrite dans la journée parlementaire réservée au groupe socialiste, le débat s’est déroulé dans un climat particulier puisqu’après une matinée où Jean-François Copé a tenté de bloquer les débats. Ceux-ci ont eu lieu mais dans un hémicycle déserté par les députés de droite. 

En effet, les députés UMP n’ont pas pris aux débats (à quelques individus près) laissant seul les gouvernement répondre aux députés de gauche et reportant tous les votes au mardi 5 mai.

Face à une droite majoritaire au Parlement, la proposition de loi ne se voulait pas qu’un simple témoignage ou un coup politique. Elle ne proposait pas de réformer tout le (très contestable) droit des étrangers. En lien avec les associations, après audition de tous les acteurs concernés (police, magistrature, etc…) et même un déplacement à Calais, la proposition laissait inchangées les dispositions réprimant les passeurs (5 ans de prison, 30000 € d’amende), mais permettrait d’en exclure beaucoup plus clairement l’aide apportée sans titre onéreux visant à défendre les droits ou la dignité des personnes. Ces dispositions étaient donc votables par tout républicain.

La droite tiendra t-elle compte des près de 80% de Français qui se déclarent opposés à la répression des « aidants » ? Réponse mardi 5 mai vers 18 heures.

Elisabeth Guigou et l’affaire Burgaud : « Que fait le ministère de la justice ? »

Elisabeth GUIGOU, députée PS de Seine-Saint-Denis et ancienne garde des sceaux, s’est montrée très critique sur les derniers épisodes de l’affaire Outreau devenue une affaire Burgaud.

Elle note d’abord que la réprimande infligée au juge “a été perçue comme une offense par les victimes et je le comprends… Non seulement vous avez des gens qui ont passé des années en prison pour rien, alors qu’ils étaient innocents mais on arrive pas à tirer les leçons de ce qui s’est passé… C’est un nouveau fiasco pour la justice…” Car ces propos les plus durs seront pour le dernier rebondissement en date, le fait qu’un des magistrats chargés de juger le juge Burgaud aurait lui-même participé à la procédure. “On se demande que fait le ministère de la justice. Il n’est pas chargé, il ne devrait pas interférer dans les affaires individuelles, d’orienter ou de peser sur des décisions au fond mais il est chargé de la bonne administration de la justice…Où est la ministre de la justice ? Elle préfère se faire ridiculiser sur des estrades que s’occuper de son ministère… ”

Claude Bartolone, dans un entretien exclusif pour 9Trois (2) : le PS ça redémarre !

Claude Bartolone, dans un entretien exclusif pour 9Trois (1)

9Trois : Tu as joué un rôle décisif dans le dernier congrès du Parti Socialiste, Comment vois-tu la suite ? En tant que membre important de la nouvelle équipe dirigeante, considères-tu que  la machine est en marche ? 

 

Claude Bartolone : Ca redémarre ! La preuve c’est qu’au moment où vous m’interrogez nous sommes le seul parti qui a ses listes complètes pour les élections européennes, et qui a le seul projet présenté aux Français pour leur donner notre vision de ce que doit être l’Europe anti-crise.  

J’ai l’impression que petit à petit les militants se remettent au travail parce qu’ils se rendent compte que le parti se remet à parler. Nous nous sommes exprimés sur la question du Moyen-Orient, sur laquelle le PS était silencieux depuis de nombreuses années, nous avons sorti notre plan anti-crise, à la fois pour nous opposer à la politique de Sarkozy et à la fois pour faire des propositions concrètes : une prime de 500 € pour tous les foyers qui sont aux minima sociaux, une augmentation massive du SMIC, nous nous sommes exprimés sur la question des collectivités locales quant Sarkozy, au travers de la commission Balladur, a voulu comme le dit Mauroy reprendre le pouvoir sur les collectivités locales…  

Nous sommes en train de remettre ce parti au travail, et lorsque je vois comment nous avons été accueillis, notamment au cours des deux dernières grandes manifestations qui se sont déroulées à Paris, lorsque j’entendais ces salariés qui disaient « enfin le parti socialiste est de retour », lorsque je les voyais venir affirmer leur soutien à Martine Aubry… Je pense que nous sommes en train de retrouver cette force qui nous permettra de jouer le rôle qui est le nôtre pour pouvoir fédérer la gauche et préparer dans de bonnes conditions les élections régionales prochaines, cantonales, présidentielles et législatives. 

Surtout je pense que nous sommes en train de retrouver la force pour présenter aux Français un projet politique, nous ne gagnerons pas la prochaine élection présidentielle simplement en donnant l’impression d’essayer de bricoler un front anti-Sarkozy ; nous gagnerons la prochaine élection présidentielle en montrant que le parti socialiste a un projet, qui est capable de rassembler ses militants, qui est capable sur le partage des richesses, sur la vision économique et sociale, sur la question environnementale, de montrer aux Français que nous avons une vision de la société différente de celle qui est actuellement portée par Sarkozy et les libéraux, et que sur cette base là on peut rassembler les socialistes, on peut rassembler la gauche, et donner envie à tous les démocrates qui se sentent concernés par ce projet politique de mener bataille ensemble. 

 

 

9Trois : Harlem Désir, tête de liste PS pour les Européennes en Ile de France, a commencé sa campagne par notre département, nous avions couvert l’événement, tu y étais avec d’autres amis, plein d’enthousiasme et de ferveur ! Cette ferveur et cette mobilisation ne se retrouvent pas au niveau national, ni chez les autres candidats ni dans les médias, et encore moins dans la société civile… Comment analyses-tu ce fait ? 

 

Claude Bartolone : J’ai regardé à quel moment la campagne avait démarré il y a cinq ans, je m’occupais de la communication du PS à l’époque, je signais le billet dans le journal Socialiste pour dire « C’est parti » le 11 mai… C’est toujours une campagne très courte !  

Dans le même temps, je vois bien ce que peut être la tentation de Sarkozy : éviter qu’il y ait une trop grosse mobilisation sur cette élection. Parce que, quelles que soient les déclarations de l’UMP, les Français vont voter pour une vision ou une autre de l’Europe, nous nous leur disons maintenant l’Europe et notamment l’Europe sociale, mais dans le même temps ils vont voter dans un contexte, Sarkozy sait très bien que si les habitants de nos quartiers populaires, de nos villes populaires, vont voter, ils ne vont pas le faire pour la bande Sarkozy-Barroso-Berlusconi parce qu’ils savent très bien que ce qu’ils subissent en France actuellement, c’est la même chose que ce que propose l’Europe de Barroso actuellement ! Il va donc falloir surveiller, je pense que le pouvoir va tout faire pour que cette élection soit presque invisible, pour qu’elle connaisse le plus grand taux d’abstention possible, afin d’éviter qu’on puisse en tirer des leçons politiques.  

C’est à nous, socialistes, de commencer à faire campagne, de commencer à coller des affiches, distribuer des tracts, faire du porte-à-porte, parler de cette campagne, pour que les Français puissent aller voter et dire à la fois à Sarkozy et à Barroso ce qu’ils pensent d’eux ! Les socialistes, nous ferons notre travail, et toutes les forces de gauche doivent le faire !