9trois.fr : le site qui monte, qui monte, qui monte !!

Quand l’idée de créer ce site a germé dans nos têtes à la fin de l’année dernière, nous avions conscience de la nécessité de cette création …

 Nous n’étions cependant pas en mesure d’estimer l’accueil que la population, les élus, les acteurs sociaux du département nous réserveraient !

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Le site 9trois.fr a été lancé il y a un mois, de cinq à six lecteurs les premiers jours, nous atteignons aujourd’hui le nombre de 1 500 visiteurs quotidiens !!   

Sur Facebook : en un mois plus de 1 100amis… Le plus important : parmi ces amis, il faut noter la présence de séquano-dionysiens de toutes origines sociales et culturelles, de députés, de maires, des conseillers municipaux, généraux et  régionaux de tous bords politiques.  

Nous souhaitons devenir un porte voix de la société civile, un « facilitateur » de dialogue entre la population et les acteurs publics et sociaux.  

Les moyens nous manquent encore pour travailler à rejoindre cet objectif : des collaborateurs (bénévoles, comme nous) dans toutes les villes du département pour nous envoyer des articles, des remarques, des photos, des dessins, des caricatures…  

N’hésitez pas, tout est utile pour le site : une photo prise de la fenêtre, un article incomplet, un poème, une vidéo, une musique… C’est tout ça le 9trois !! 

Faites du bruiiiiiiiiiiiiiit pour le 9trois !

 

L’agresseur de Chahrazad, un amoureux blessé qui « ruminait » sa vengeance

BOBIGNY (AFP) — Mushtaq Amer Butt, qui comparaît depuis mardi devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis pour avoir grièvement brûlé en 2005 son ex-petite amie Chahrazad Belayni, a été dépeint mercredi par les experts comme un amoureux blessé, qui « ruminait » sa vengeance, mais pas malade.

sherzad« Les faits ont à voir avec une dynamique pathologique et non une maladie mentale », a souligné l’expert-psychiatre Frantz Prosper, dernier expert entendu mercredi après une audience marathon, mardi, qui avait permis d’écouter la victime, l’accusé et une dizaine de témoins.

Le calendrier a été resserré et le verdict est attendu jeudi soir à l’issue des réquisitions et plaidoiries.

Pour M. Prosper, qui a examiné à quatre reprises l’accusé depuis sa reddition en novembre 2006 au Pakistan, son geste est « une profanation de l’être aimé sacralisé » destiné à « faire souffrir l’autre en réglant sa propre souffrance » et « priver son rival de l’être aimé ».

Il s’agit d’un cas « classique » de « violence passionnelle » motivée par le « dépit » et la « rancoeur », a-t-il ajouté après avoir insisté sur la « profonde blessure narcissique » ressentie par ce jeune homme très valorisé dans son enfance, quand celle qu’il veut épouser malgré l’opposition de son propre père lui demande en août 2005 de « sortir de sa vie ».

Unique garçon d’une famille pakistanaise de quatre enfants ayant rejoint en 1994 le père restaurateur en Seine-et-Marne, Mushtaq Amer Butt, âgé aujourd’hui de 28 ans et naturalisé en 2004, est dépeint comme un jeune homme agréable mais gâté et capricieux. Il rencontre Chahrazad en juin 2004 à l’occasion d’un stage qu’elle effectue dans la boutique de mode où il travaille à Neuilly-sur-Marne. Ils tombent amoureux, parlent même de mariage.

Le 13 novembre 2005, il asperge d’essence Chahrazad alors qu’elle gagne à pied son travail, l’enflamme et s’enfuit. Hospitalisée dans un état critique, le corps brûlé à 60%, la victime, aujourd’hui âgée de 21 ans, souffre d’importantes séquelles physiques et psychologiques.

La rupture qu’il n’a jamais voulu admettre, puis la découverte que celle qu’il appelait « Amri » (ma vie) fréquentait un autre garçon, ont d’abord provoqué chez l’accusé des « sentiments suicidaires », a noté l’expert.

Insensible aux conseils de ses amis à qui il a confié plusieurs fois son désir de vengeance et sa volonté de « marquer » Chahrazad, l’accusé avait tenté en septembre de mettre fin à ses jours, a-t-il rappelé.

L’accusé, qui nie toute préméditation en dépit de menaces de mort réitérées, a expliqué mardi à la cour avoir eu l’intention première de s’immoler. Changer de dessein aussi rapidement « n’est pas incompatible avec sa personnalité », a estimé l’autre expert entendu mercredi, Sylvia Lefort, psychologue.

Lorsque la jeune Marocaine rompt en août 2005, ce jeune homme « idéaliste jusqu’à l’intransigeance » est dans « l’impossibilité de supporter la frustration », s’enferme dans une « rumination obsessionnelle » tel une « cocotte-minute », a expliqué Mme Lefort.

Asperger d’essence la tête de Chahrazad « n’est pas un geste fruit du hasard: il signifie: +je ne veux plus qu’elle soit un objet de séduction+ ».

Pour M. Prosper, la détresse psychologique de l’accusé a « dans une certaine mesure » pu altérer son discernement le jour des faits.

Dans le repentir, celui-ci a imploré mardi Chahrazad de lui pardonner. Mais la victime, très éprouvée, était sortie dès le début de son audition.