Bartolone interpelle Besson sur l’accueil des étrangers à la préfecture de Bobigny

Le député PS et président du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a interpellé vendredi le ministre de l’Immigration Eric Besson sur l’accueil des étrangers à la préfecture de Bobigny. M. Bartolone « attire l’attention » du ministre « sur la dégradation des conditions d’accueil des étrangers et des délais d’instruction de leurs dossiers par la préfecture de Seine-Saint-Denis à Bobigny ». Il dénonce « des conditions indignes » et demande dans une question écrite « quelles mesures le gouvernement entend prendre pour améliorer notablement l’accueil des étrangers à la préfecture de Bobigny ainsi que le délai de traitement de leurs dossiers ». « Un simple retrait de dossier, la notification d’un changement d’adresse, une demande d’information nécessitent plusieurs heures d’attente et contraignent de plus en plus souvent les usagers exposés aux intempéries de l’hiver à patienter la nuit entière », écrit-il. Une habitante lui a rapporté qu’elle avait, « après plusieurs tentatives infructueuses, pu retirer un dossier à 17h00 en arrivant à 03h00 du matin et en attendant 14 heures dans le froid glacial d’un jour de janvier ». « Les tickets de rendez-vous, distribués dans la file d’attente, font l’objet d’un véritable trafic tant leur nombre est insuffisant », ajoute le président du conseil général.

Le parc François Mitterrand à Saint-Ouen

Groupe[1] 

Accompagné de Danielle Mitterrand, Claude Bartolone, Président du Conseil général et député de la Seine-Saint-Denis a participé à l’inauguration mardi 29 septembre, du parc François Mitterrand à Saint-Ouen en présence de Jacqueline Rouillon, Maire de la ville, Serge Méry,  Mathieu Hanotin, Vice-présidents du Conseil général, et d’autres personnalités.

Le « Grand Paris » invité du Conseil Général de Seine-Saint-Denis

Après le discours du Président de la République du 29 avril dernier dessinant l’avenir de la métropole francilienne, Claude Bartolone, Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, a convié Christian Blanc, secrétaire d’Etat en charge du développement de la région capitale, à échanger sur ce sujet avec les élus du département, à l’occasion d’une séance exceptionnelle.

L’assemblée a commencé avec une minute de silence en hommage aux Séquano-Dionysiens disparus au cours des deux catastrophes aériennes récentes.

 Après les présentations et remerciements d’usage, Claude Bartolone a débuté la séance en annonçant la manière retenue pour que la séance se déroule de la meilleure façon possible :

« […] il y avait le choix entre plusieurs attitudes. Une attitude complaisante, qui aurait consisté à dire que tout va bien ou une attitude polémique, qui aurait consisté à dire que tout va mal, notamment pour les collectivités locales. Je propose aujourd’hui que nous adoptions la manière républicaine, celle qui consiste à refuser la polémique sous prétexte que nos engagements politiques divergent. La manière républicaine c’est dans le même temps celle qui exige de nous une franchise totale et l’acceptation de la confrontation des points de vue. La manière républicaine c’est enfin celle qui place nos débats sous le signe de l’essentiel : la lutte contre les inégalités, et d’abord les inégalités sociales et territoriales. » 

Ouverture de séance par Claude Bartolone (PS)

Intervention de Daniel Guiraud(PS)

Intervention de  Jacqueline Rouillon et Hérvé Bramy(PCF)

Intervention de Serge Mery(PS)

Intervention de Gilbert Roger(PS)

Intervention de Pierre Laporte(PCF)

Intervention de Ludovic Toro & Michel Teulet(UMP)

Une église du XXIème siècle en Seine Saint-Denis

La construction de la nouvelle Notre-Dame de Rosaire, située près de Paris, vient de débuter. Il s’agit de la première église du XXIème siècle en Seine Saint-Denis.

La première pierre de la nouvelle église Notre-Dame de Rosaire (Seine-Saint-20090619_155825_eniaarchitectes[1]Denis), a été posée dimanche 21 juin à 11h30, en présence de Daniel Guiraud, maire des Lilas et vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, député et président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, ainsi que Monseigneur Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis.

Une capacité de 500 personnes
Après un appel à projet en 2005 par la Ville et le diocèse, c’est finalement le cabinet Enia (Chazelle, Pallubicki et Piechaczyk) de Montreuil-sous-Bois, associé à Mauro Galantino, un confrère transalpin qui compte déjà à son actif plusieurs églises en Italie, qui a été retenu.

Ce projet propose une église pouvant accueillir environ 500 fidèles, un centre paroissial destiné à abriter l’administration, les salles de catéchisme et polyvalentes, et pouvant héberger trois prêtres.

Cette église, qui est la première du XXIe siècle en Seine Saint Denis, devrait être achevée en 2010.

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Claude Bartolone, dans un entretien exclusif pour 9Trois (2) : le PS ça redémarre !

Claude Bartolone, dans un entretien exclusif pour 9Trois (1)

9Trois : Tu as joué un rôle décisif dans le dernier congrès du Parti Socialiste, Comment vois-tu la suite ? En tant que membre important de la nouvelle équipe dirigeante, considères-tu que  la machine est en marche ? 

 

Claude Bartolone : Ca redémarre ! La preuve c’est qu’au moment où vous m’interrogez nous sommes le seul parti qui a ses listes complètes pour les élections européennes, et qui a le seul projet présenté aux Français pour leur donner notre vision de ce que doit être l’Europe anti-crise.  

J’ai l’impression que petit à petit les militants se remettent au travail parce qu’ils se rendent compte que le parti se remet à parler. Nous nous sommes exprimés sur la question du Moyen-Orient, sur laquelle le PS était silencieux depuis de nombreuses années, nous avons sorti notre plan anti-crise, à la fois pour nous opposer à la politique de Sarkozy et à la fois pour faire des propositions concrètes : une prime de 500 € pour tous les foyers qui sont aux minima sociaux, une augmentation massive du SMIC, nous nous sommes exprimés sur la question des collectivités locales quant Sarkozy, au travers de la commission Balladur, a voulu comme le dit Mauroy reprendre le pouvoir sur les collectivités locales…  

Nous sommes en train de remettre ce parti au travail, et lorsque je vois comment nous avons été accueillis, notamment au cours des deux dernières grandes manifestations qui se sont déroulées à Paris, lorsque j’entendais ces salariés qui disaient « enfin le parti socialiste est de retour », lorsque je les voyais venir affirmer leur soutien à Martine Aubry… Je pense que nous sommes en train de retrouver cette force qui nous permettra de jouer le rôle qui est le nôtre pour pouvoir fédérer la gauche et préparer dans de bonnes conditions les élections régionales prochaines, cantonales, présidentielles et législatives. 

Surtout je pense que nous sommes en train de retrouver la force pour présenter aux Français un projet politique, nous ne gagnerons pas la prochaine élection présidentielle simplement en donnant l’impression d’essayer de bricoler un front anti-Sarkozy ; nous gagnerons la prochaine élection présidentielle en montrant que le parti socialiste a un projet, qui est capable de rassembler ses militants, qui est capable sur le partage des richesses, sur la vision économique et sociale, sur la question environnementale, de montrer aux Français que nous avons une vision de la société différente de celle qui est actuellement portée par Sarkozy et les libéraux, et que sur cette base là on peut rassembler les socialistes, on peut rassembler la gauche, et donner envie à tous les démocrates qui se sentent concernés par ce projet politique de mener bataille ensemble. 

 

 

9Trois : Harlem Désir, tête de liste PS pour les Européennes en Ile de France, a commencé sa campagne par notre département, nous avions couvert l’événement, tu y étais avec d’autres amis, plein d’enthousiasme et de ferveur ! Cette ferveur et cette mobilisation ne se retrouvent pas au niveau national, ni chez les autres candidats ni dans les médias, et encore moins dans la société civile… Comment analyses-tu ce fait ? 

 

Claude Bartolone : J’ai regardé à quel moment la campagne avait démarré il y a cinq ans, je m’occupais de la communication du PS à l’époque, je signais le billet dans le journal Socialiste pour dire « C’est parti » le 11 mai… C’est toujours une campagne très courte !  

Dans le même temps, je vois bien ce que peut être la tentation de Sarkozy : éviter qu’il y ait une trop grosse mobilisation sur cette élection. Parce que, quelles que soient les déclarations de l’UMP, les Français vont voter pour une vision ou une autre de l’Europe, nous nous leur disons maintenant l’Europe et notamment l’Europe sociale, mais dans le même temps ils vont voter dans un contexte, Sarkozy sait très bien que si les habitants de nos quartiers populaires, de nos villes populaires, vont voter, ils ne vont pas le faire pour la bande Sarkozy-Barroso-Berlusconi parce qu’ils savent très bien que ce qu’ils subissent en France actuellement, c’est la même chose que ce que propose l’Europe de Barroso actuellement ! Il va donc falloir surveiller, je pense que le pouvoir va tout faire pour que cette élection soit presque invisible, pour qu’elle connaisse le plus grand taux d’abstention possible, afin d’éviter qu’on puisse en tirer des leçons politiques.  

C’est à nous, socialistes, de commencer à faire campagne, de commencer à coller des affiches, distribuer des tracts, faire du porte-à-porte, parler de cette campagne, pour que les Français puissent aller voter et dire à la fois à Sarkozy et à Barroso ce qu’ils pensent d’eux ! Les socialistes, nous ferons notre travail, et toutes les forces de gauche doivent le faire !

 

 

 

Claude Bartolone, dans un entretien exclusif pour 9Trois : Sarkozy veut récupérer sous la table ce que les urnes ne lui ont pas donné

Avec ce premier rendez vous le site 9trois lance la discussion avec les élus et les différents acteurs du département, pour connaître leurs projets, leurs difficultés, leurs satisfactions, et leur bilan.

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Pour ce premier entretien : Claude Bartolone, Président du Conseil Général, nous reçoit, à l’occasion du premier anniversaire de sa présidence.  

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9Trois : Vous nous avez autorisés à vous tutoyer, alors bonjour Claude Bartolone ! Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais que tu nous parles de Claude, le petit garçon né en Tunisie de parents d’origine Italienne, arrivé en Métropole à l’âge de 10 ans… Tu  ressembles ainsi à beaucoup d’autres habitants de Seine Saint Denis, quelles ont été tes premières impressions ? 

 

Claude Bartolone : Quand je suis arrivé… Surtout, ça va très vite… On part un matin de Tunis, sous le soleil, avec ces lumières blanches et bleues qui marquaient la capitale de la Tunisie, on monte dans un bateau, on se retrouve 20 heures après à Marseille, on passe une nuit dans un hôtel, on prend le train le lendemain et on se retrouve au Pré Saint Gervais… Ca c’était un mois d’octobre, du coup on passe d’une lumière très forte, un soleil qui irradie, ces couleurs blanches et bleues qui dominent, à quelque chose qui paraît très gris ! Le premier souvenir que j’ai c’est, d’un seul coup, la perte de couleurs, la perte des couleurs qui avaient bercé mon enfance !

Après, heureusement,  surtout pour les enfants, on a une capacité d’adaptation plus forte que lorsque l’on est parent… Mes parents ne se sont jamais remis d’avoir quitté la Tunisie, mais après je me suis senti totalement gamin du Pré Saint Gervais, gamin de Paris, puisque la Seine-Saint-Denis n’existait pas encore à l’époque, et puis tout à fait enfant de la République ! 

 

9Trois : C’est toi qui es allé vers la politique ou c’est elle qui est venue vers toi ? 

 

Claude Bartolone : Alors là, la  réponse justifierait presque un enregistrement de 3 heures ! On a du mal à l’imaginer, on considère que les élus ont un plan de carrière dès le début, et puis c’est vrai qu’aujourd’hui je suis un peu notable local compte tenu des différents mandats que j’ai pu exercer, mais moi j’ai fait de la politique totalement par accident ! J’ai eu la chance, au Pré Saint Gervais, de tomber sur l’Ecole de la République, des associations, une municipalité qui m’ont aidé, alors que mes parents étaient des « prolos » et qu’ils n’en avaient pas les moyens, et qui m’ont apporté ce complément culturel indispensable à l’instruction pour pouvoir progresser. Et, quand j’ai vu que je commençais à réussir au niveau scolaire et au niveau universitaire, j’ai voulu rendre au Pré Saint Gervais ce qu’il m avait apporté. Je me suis donc engagé dans des associations culturelles, en l’occurrence Léo Lagrange, je m’occupais d’une maison des loisirs et de la culture.  

Après, en 74 (je n’étais pas militant au Parti Socialiste) Mitterrand était candidat face à Giscard, j’étais beaucoup plus jeune, j’ai collé des affiches… Je n’avais même pas l’idée d’adhérer, c’est parce que Mitterrand a perdu que j’ai adhéré au PS et, après, ça c’est fait tout bêtement ! J’étais maire adjoint chargé de la culture au Pré Saint Gervais, je voulais en rester là, je n’avais jamais imaginé être candidat à une autre élection, mais un jour Mitterrand est venu au Pré Saint Gervais. J’ai eu l’occasion de l’accueillir et de le mettre en contact  avec une entreprise du Pré Saint Gervais qui faisait en grève, il a vu la manière dont je me débrouillais, et à la fin de sa visite il m’a dit « vous jeune homme, si un jour vous êtes candidat à une élection, je viendrais vous faire un meeting ». Au départ, alors qu’il n’y avait théoriquement aucune chance de gagner au vu des chiffres, j’ai accepté d’être candidat simplement pour avoir le bonheur la joie et l’honneur de faire un meeting avec François Mitterrand, ce que j’ai fait ! Après, les électeurs ont voulu de moi donc le reste a suivi !  

 

 9Trois : Une grande étape de ta carrière politique : le Ministère de la Ville au sein du gouvernement Jospin… Dirais-tu que la problématique a changé ? Les détracteurs de la politique de la ville ne cessent de clamer son inutilité… 

 

Claude Bartolone : Le seul problème c’est que c’est comme la langue d’Esope, ça peut être la meilleure et la pire des choses ! J’ai peut être vécu durant ces 4 ans l’expérience la plus passionnante que j’aie eu à connaître, à la fois parce que ce poste correspondait à mon véritable engagement politique, cette lutte contre les inégalités, cette volonté de montrer aux gamins de toutes les couleurs, de tous les pays, qui étaient dans les quartiers populaires, à leurs familles, parents ou grands parents qui avaient permis la reconstruction de la France qu’ils étaient chez eux et qu’ils pouvaient prétendre à l’égalité des droits et des devoirs.  

Vraiment c’est un passage qui, politiquement et humainement, a été très important. A la fin, Jospin préparait sa candidature présidentielle de 2002, je lui ai dit : le véritable objectif maintenant c’est de réussir à en finir avec le Ministère de la Ville, mais à une seule condition, c’est que les Ministres et les ministères régaliens fassent leur travail. Le plus grand outil de la politique de la Ville, c’est le ministère de l’Education nationale… Si le Ministre de l’Education Nationale a une politique qui tient compte des inégalités qui existent dans un certain nombre de quartiers, il n’y aura pas besoin d’un ministère de la Ville sur ce sujet. 

Le 2e grand sujet qui concerne le Ministère de la Ville c’est le logement, notamment le logement social, s’il y avait une véritable politique de construction de logement social il n’y aurait pas besoin d’un ministre de la Ville… Donc à la fin, j’avais plutôt conseillé à Jospin, d’avoir, s’il devait rester un ministre de la Ville, un ministre qui soit directement attaché au premier ministre pour coordonner la politique des autres ministères. Si l’on devait rester dans le sentiment que les grands ministères régaliens pouvaient se dire « après tout on se donne bonne conscience il y a un ministre de la ville donc on ne remet pas en cause nos méthodes d’intervention » : ça ne sert à rien ! Les ministres de la ville ça doit être le ministre de l’éducation nationale, le ministre du logement, le ministre de l’emploi, le ministre de l’intérieur pour insérer la sécurité… Si ces grands ministères ne changent pas leurs méthodes de travail pour permettre d’offrir l’égalité républicaine, l’égalité en droits et en devoirs dans les quartiers populaires, le ministère de la ville sera simplement un alibi et pas un outil d’égalité républicaine.  

Pendant 4 ans je me suis battu pour expliquer à mes collègues du gouvernement que j’étais un accélérateur et pas une rustine ! Un accélérateur pour dire au ministère de l’Education Nationale : voilà comme on doit agir, comme ce que avions fait, déjà, avec Martine Aubry, avec les emplois jeunes, voilà comment on peut renforcer ce sentiment de retour de l’emploi pour les jeunes des quartiers populaires, c’est ce qu’on a fait avec les adultes relais dont je suis vraiment très fier, en réinstallant des adultes au travail dans l’esprit, l’imaginaire et la vue des plus jeunes, parce que c’est un élément central pour redonner du sens à la fonction de l’adulte, donner de l’importance à la valeur travail.  

C’est pour cela que, aussi bien avec Chevènement sur la police de proximité, avec Besson et Gayssot sur la loi SRU, je me suis senti beaucoup plus comme un accélérateur, un agitateur plutôt qu’une rustine ! Actuellement, je trouve que la politique de la ville a un rôle simplement de rustine et, du coup, elle n’a plus de sens. 

 

9Trois : Revenons à l’anniversaire de ta présidence, quels sont les trois grands points que tu dégagerais ? Tu avais fixé des priorités au début de ton mandat : petite-enfance, mixité sociale et développement économique, quel bilan fais-tu ?

 

Claude Bartolone : Dès que j’ai été élu j’ai dit « du passé je ne fais pas table rase », parce que je ne veux pas donner l’impression d’une rupture par rapport à mes prédécesseurs, il y a eu un changement, c’est une présidence socialiste il y avait un président communiste mais c’est quand même la gauche qui  est majoritaire même si nous avons des intuitions ou des orientations différentes. J’ai dit dès le départ, je veux à la fois réparer et préparer.  

Réparer, parce que le département est encore fortement marqué par l’héritage des vingt années de crise, de mutations économique, sociale et urbaine que nous avons connues. Réparer, j’ai voulu le faire en tenant compte de ce que l’on entend quelques fois lorsque que l’on discute avec des gens qui habitent la Seine-Saint-Denis et qui en sont fiers,  mais qui disent « on n’est pas aimé dès qu’on dit qu’on est de la Seine-Saint-Denis » ! Donc j’ai voulu jouer sur l’image, c’est pour cela que je ne veux plus entendre parler du 9-3, parce que nous ne sommes pas de mauvais numéros nous sommes la Seine-Saint-Denis. J’ai voulu jouer même sur quelque chose de secondaire par rapport à la grande action, sur le logo de la Seine-Saint-Denis, pour mettre Seine-Saint-Denis LE département, pour redonner une certaine fierté d’appartenir à ce département.  

Et puis j’ai voulu préparer. Préparer c’est, dans un département jeune comme celui-là, ne plus mettre les parents dans une situation d’avoir des enfants et se sentir en grande souffrance parce qu’ils ont des enfants, parce que nous n’avons pas assez de places de crèche ! Nous avons donc décidé de lancer un grand plan pour créer 3500 places dans les trois années qui viennent, nous avons décidé d’aider les parents qui font appel à une nounou, nous avons décidé, et c’était le thème de la campagne, de montrer que « pour ses petits la Seine-Saint-Denis voit grand » ! Et ça m’a paru quelque chose d’extrêmement important.  

Après j’ai voulu montrer que ce département avait des atouts pour l’avenir, c’est pour cela que j’ai créé l’Agence de Développement Economique, que j’ai décroché régulièrement mon téléphone pour expliquer à des grandes entreprises les raisons qui pouvaient les amener à venir en Seine-Saint-Denis, en mettant en avant des atouts. Notre jeunesse, à un moment où bon nombre de salariés vont partir à la retraite, le fait d’avoir des jeunes qui pourront être les têtes et les bras des entreprises de la Seine-Saint-Denis et de France dans les années qui viennent c’est quelque chose qui m’est apparu important, le fait que nous avions du foncier, des moyens de transport, une situation géographique qui nous donnait énormément d’atouts pour la période qui vient.  

Et puis j’ai voulu réinstaller une voix de la Seine-Saint-Denis, profiter du parcours politique qui est le mien pour pouvoir faire entendre de nouveau la voix de la Seine-Saint-Denis, dans le cadre du Grand Paris, dans le cadre des besoins en termes d’effectifs de Police, en termes d’enseignants, de besoins que doit nous accorder l’Etat afin de permettre à ce grand département de connaître l’égalité !  

J’ai eu souvent l’occasion de le dire, je ne réclame pas l’aumône pour la Seine-Saint-Denis, je réclame l’égalité ! Sur bons nombres de sujets, qui touchent à la fois à l’image  du département, à cette nécessité de réparer et à cette volonté de préparer l’avenir j’ai voulu montrer que ce département n’était plus un département qui s’installait dans la multitude de subventions qui donnent l’impression d’arroser tous les dossiers mais qu’il y avait des priorités : la petite enfance, nos enfants et les collèges pour montrer notamment avec la société de communication, qu’ils avaient droit aux outils de demain, c’est pourquoi j’ai lancé un grand plan de numérisation, de câblage de nos établissements scolaires pour qu’ils puissent y avoir accès… Que ce soit sur la petite enfance, les collèges et l’éducation, que ce soit sur le développement économique, j’ai voulu montrer qu’il y avait des grands dossiers qui devaient être soutenus par ce département pour préparer l’avenir. Surtout j’ai voulu réussir à démontrer que nous n’étions pas simplement un guichet que les associations ou les villes venaient solliciter pour obtenir des subventions, j’au voulu montrer qu’il pouvait y avoir une politique départementale pour faire exister la Seine-Saint-Denis dans le cadre de la Région Ile de France.

Lire la suite …              Le PS ça redémarre ! 

 

***  

Durant notre entretien avec Claude Bartolone, la lumière n’était pas au rendez-vous mais les marteaux piqueurs l’étaient, eux, couvrant un peu nos voix et assombrissant l’image. Nous avons fait avec les moyens du bord, soyez indulgents, nous ferons mieux la prochaine fois… Mais le contenu de cet entretien est très dense, ne le ratez pas ! 

 

 A dix ans, quittant la Tunisie pour la région parisienne, « On passe d’une lumière très forte, d’un soleil qui irradie, des couleurs blanches et bleues, à quelque chose qui paraît très gris… Mon premier souvenir c’est la perte des couleurs qui avaient bercé mon enfance ».  

«En 1974 je n’étais pas militant au parti socialiste. François Mitterrand était candidat face à Giscard, j’ai collé ses affiches… J’ai adhéré au PS parce que François Mitterrand avait perdu les élections » 

 

«  Le Parti Socialiste ça redémarre, la preuve c’est le seul parti à avoir présenté sa liste complète et son projet pour l’Europe […] Aujourd’hui le Parti se remet à parler. »

  

Grand Paris : « Sarkozy veut récupérer sous la table ce que les urnes ne lui ont pas donné » 

« Dès que j’ai été élu (Président du Conseil Général) j’ai dit ‘du passé je ne veux pas faire table rase’… Je veux réparer et préparer »  

« C’est dans l’intérêt de Sarkozy qu’il y ait peu de participation aux élections Européennes »