Le « Grand Paris » invité du Conseil Général de Seine-Saint-Denis

Après le discours du Président de la République du 29 avril dernier dessinant l’avenir de la métropole francilienne, Claude Bartolone, Président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, a convié Christian Blanc, secrétaire d’Etat en charge du développement de la région capitale, à échanger sur ce sujet avec les élus du département, à l’occasion d’une séance exceptionnelle.

L’assemblée a commencé avec une minute de silence en hommage aux Séquano-Dionysiens disparus au cours des deux catastrophes aériennes récentes.

 Après les présentations et remerciements d’usage, Claude Bartolone a débuté la séance en annonçant la manière retenue pour que la séance se déroule de la meilleure façon possible :

« […] il y avait le choix entre plusieurs attitudes. Une attitude complaisante, qui aurait consisté à dire que tout va bien ou une attitude polémique, qui aurait consisté à dire que tout va mal, notamment pour les collectivités locales. Je propose aujourd’hui que nous adoptions la manière républicaine, celle qui consiste à refuser la polémique sous prétexte que nos engagements politiques divergent. La manière républicaine c’est dans le même temps celle qui exige de nous une franchise totale et l’acceptation de la confrontation des points de vue. La manière républicaine c’est enfin celle qui place nos débats sous le signe de l’essentiel : la lutte contre les inégalités, et d’abord les inégalités sociales et territoriales. » 

Ouverture de séance par Claude Bartolone (PS)

Intervention de Daniel Guiraud(PS)

Intervention de  Jacqueline Rouillon et Hérvé Bramy(PCF)

Intervention de Serge Mery(PS)

Intervention de Gilbert Roger(PS)

Intervention de Pierre Laporte(PCF)

Intervention de Ludovic Toro & Michel Teulet(UMP)

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Elisabeth Guigou et l’affaire Burgaud : « Que fait le ministère de la justice ? »

Elisabeth GUIGOU, députée PS de Seine-Saint-Denis et ancienne garde des sceaux, s’est montrée très critique sur les derniers épisodes de l’affaire Outreau devenue une affaire Burgaud.

Elle note d’abord que la réprimande infligée au juge “a été perçue comme une offense par les victimes et je le comprends… Non seulement vous avez des gens qui ont passé des années en prison pour rien, alors qu’ils étaient innocents mais on arrive pas à tirer les leçons de ce qui s’est passé… C’est un nouveau fiasco pour la justice…” Car ces propos les plus durs seront pour le dernier rebondissement en date, le fait qu’un des magistrats chargés de juger le juge Burgaud aurait lui-même participé à la procédure. “On se demande que fait le ministère de la justice. Il n’est pas chargé, il ne devrait pas interférer dans les affaires individuelles, d’orienter ou de peser sur des décisions au fond mais il est chargé de la bonne administration de la justice…Où est la ministre de la justice ? Elle préfère se faire ridiculiser sur des estrades que s’occuper de son ministère… ”

9trois.fr : le site qui monte, qui monte, qui monte !!

Quand l’idée de créer ce site a germé dans nos têtes à la fin de l’année dernière, nous avions conscience de la nécessité de cette création …

 Nous n’étions cependant pas en mesure d’estimer l’accueil que la population, les élus, les acteurs sociaux du département nous réserveraient !

vendeur-de-9troisfr

 

Le site 9trois.fr a été lancé il y a un mois, de cinq à six lecteurs les premiers jours, nous atteignons aujourd’hui le nombre de 1 500 visiteurs quotidiens !!   

Sur Facebook : en un mois plus de 1 100amis… Le plus important : parmi ces amis, il faut noter la présence de séquano-dionysiens de toutes origines sociales et culturelles, de députés, de maires, des conseillers municipaux, généraux et  régionaux de tous bords politiques.  

Nous souhaitons devenir un porte voix de la société civile, un « facilitateur » de dialogue entre la population et les acteurs publics et sociaux.  

Les moyens nous manquent encore pour travailler à rejoindre cet objectif : des collaborateurs (bénévoles, comme nous) dans toutes les villes du département pour nous envoyer des articles, des remarques, des photos, des dessins, des caricatures…  

N’hésitez pas, tout est utile pour le site : une photo prise de la fenêtre, un article incomplet, un poème, une vidéo, une musique… C’est tout ça le 9trois !! 

Faites du bruiiiiiiiiiiiiiit pour le 9trois !

 

Les élus montent au créneau contre la réforme Balladur

Chargé de présenter une réforme des collectivités territoriales, le comité présidé par E. Balladur doit se réunir aujourd’hui afin de voter9-trois-neuftrois-seine-saint-denis les propositions élaborées. Si la nécessité de réformer n’est pas contestée, notamment pour clarifier les compétences et les responsabilités de chaque échelon territorial, les propositions formulées par le Comité rencontrent une vive opposition.   

Patrick Braouezec demande « une consultation populaire » : Le député de Seine Saint-Denis et président de la communauté d’agglomération Plaine commune, a réagi aux conclusions attendues de la commission Balladur en demandant de « prendre le temps démocratique pour rendre une telle réforme possible ». Il a affirmé qu’un tel changement devait « se faire avec une grande consultation populaire ».  

Martine Aubry craint quant à elle que les « réformes nécessaires ne passent au second plan » : la maire de Lille et des responsables socialistes ont exprimé leur « inquiétude » sur ce dossier, pointant des risques de « manœuvres électoralistes » et craignant  qu’on utilise « les collectivités territoriales dans un strict but politicien ».
Elisabeth Guigou, secrétaire nationale à la réforme de l’Etat, récuse « la fusion annoncée des élus départementaux et régionaux, sous forme de conseillers territoriaux, ce qui va affaiblir les régions ».

Claude Bartolone dénonce une « régression institutionnelle » : Le président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis affirme que  « Cette réforme organise une régression institutionnelle, sociale et démocratique », il ajoute que « Cette réforme remet en cause 25 ans de décentralisation qui a pourtant prouvé qu’elle était gage d’innovation, de vigueur démocratique de proximité et de solidarité, elle ressemble fort à une petite manœuvre politicienne visant à reprendre par la main institutionnelle ce que les électeurs ont confié à la gauche par la main démocratique ». Pour le maire Bertrand Delanoë : « Ce projet vise à casser Paris ». Un de ses proches explique que  Ce « mastodonte » sera trop grand pour appliquer efficacement les politiques sociales (RMI, APA) assumées aujourd’hui par chaque département. Et trop petit pour favoriser le développement économique de l’Ile-de-France puisqu’en sont notamment exclus les villes nouvelles, le plateau de Saclay (Yvelines, Essonne), ou les aéroports d’Orly ou de Roissy. Enfin, pour Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile de France,  « L’idée de récréer l’ancien département de la Seine est complètement ringarde ». Pour contrer le projet, les élus de gauche mettent en avant le syndicat mixte Paris-Métropole, une structure de concertation à laquelle ont adhéré 72 collectivités franciliennes, dont Paris et la région. 

A droite, ces propositions ne suscitent pas non plus l’enthousiasme. Mardi, le député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult a ainsi demandé du «temps» pour mettre en place la fusion de Paris et de ses départements limitrophes, préconisée dans le rapport. Selon lui, ce projet revient à «méconnaître les identités locales fortes acquises au fil des années», même si «il y a nécessité de créer une solidarité au niveau du tissu urbain autour de Paris». Pour le député, il s’agit «d’un objectif pour 2020 ou 2025» et pas 2014 comme le préconise le rapport Balladur.   

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Sophie Saravaki

 

 

 

Guigou dénonce un gouvernement « autiste » et « petit bras » face à la crise

PARIS (AFP) — Elisabeth Guigou, députée PS de Seine-Saint-Denis, a dénoncé jeudi « un gouvernement petit bras » enfermé dans « une forme d’autisme et de brutalité » face à la crise économique et qui se livre à « des abus de pouvoir ».

Face à la hausse du chômage, qui relève du « jamais vu », le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez « fait dans la compassion », a déploré Mme Guigou sur i-Télé.

« Ce qu’il faut, c’est prendre enfin la mesure de la crise, ce que n’a pas fait le président de la République et le gouvernement, et avoir un plan de relance massif », a-t-elle ajouté.

Selon l’ancienne ministre, « un plan massif pour la France c’est 2,5 % du PIB, c’est-à-dire une cinquantaine de milliards d’euros, qui doit peser aussi bien sur l’investissement que la consommation ».

Elle a également mis en cause l’attitude de l’exécutif face à la situation aux Antilles, lui reprochant d’avoir « réagi avec énormément de retard » et avec des actions « probablement encore pas suffisamment à la mesure ».

L’Elysée et Matignon « sont acculés par leur mauvaise stratégie économique, donc ils n’ont pas de marge de manoeuvre nulle part. C’est un gouvernement petit bras », a-t-elle dit

Il fait preuve d' »une forme d’autisme, de brutalité dans la persévérance dans l’erreur qui est quelque chose d’insupportable », a-t-elle ajouté.

Mme Guigou a aussi jugé que la nomination du secrétaire général adjoint de l’Elysée François Pérol à la tête du futur groupe bancaire Caisse d’épargne/Banque populaire faisait partie « des abus de pouvoir caractérisés » du chef de l’Etat.