Des milliers de fonctionnaires défilent à Paris

Les secteurs concernés sont l’enseignement, les hôpitaux ou encore les services communaux.

Ce jeudi trois syndicats, CGT, Solidaires et FSU, ont appelé à une grève nationale dans la fonction publique. A la mi-journée, des milliers de fonctionnaires ont manifesté entre la place de la République et Richelieu-Drouot, 15.000 selon les syndicats et 6.600 manifestants selon la police.

Les syndicats dénoncent les suppressions de postes engagées dans le cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques). 

Ainsi de nombreuses directions départementales dans les domaines de l’équipement, des services sanitaires et sociaux… sont amenées à fusionner. La règle étant le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite.

Les syndicats de fonctionnaires d’Etat, hospitalière et collectivités territoriales, ont relevé entre 25 et 35% de grévistes, tout confondu.

Dans l’enseignement, la grogne monte également. Ce sont toujours les suppressions de postes qui sont en cause. Selon le ministère de l’Education Nationale, 15,7% des agents étaient en grève.

Au total 5 millions de fonctionnaires étaient concernés par cet appel à la grève.

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Une aide au logement pour les profs en Seine-Saint-Denis fait polémique

Le rectorat de Créteil devrait verser une aide de 2000 euros par an pendant trois ans aux enseignants qui s’installent dans 19 établissements sensibles de Seine-Saint-Denis. Un coup de pouce qui suscite la controverse.

Prime ou pas, la nouvelle suscite déjà la polémique chez la FSU, première fédération enseignante, qui critique une « décision unilatérale, prise sans concertation ». La fédération craint une stigmatisation des établissements: « Ça revient à stigmatiser ces 19 établissements. La stabilité des équipes, c’est surtout de ne pas supprimer de postes! », s’indigne Guy Trésallet, secrétaire départemental de la FSU 93.


Avant même l’annonce officielle de cette «expérimentation sociale» visant à «stabiliser les équipes pédagogiques», la fédération syndycale unitaire (FSU) du 93 a réclamé l’«annulation immédiate» de la mesure. Elle la juge «ségrégative», «stigmatisante» et «à la limite de la malhonnêteté».

La FSU demande son remplacement par une revalorisation «pour tous, à 1.500 euros» de l’indemnité d’installation en région parisienne.

Selon Guy Trésallet, porte-parole de la FSU 93, ces collèges se verront supprimer 24 postes en septembre 2009 au vu des prévisions démographiques, «cela veut dire 24 collègues déplacés: qu’on arrête de nous parler de stabiliser les équipes».

Après évaluation, cette expérimentation menée dans un premier temps à Stains, Saint-Denis, Pierrefitte et Villetaneuse pourra être étendue à d’autres établissements de l’académie.