Angoisses de la communauté haïtienne francilienne

Haïti: plus de 100.000 morts ?

La solidarité s’organise par les Haïtiens d’Ile-de-France toujours sans nouvelles de leurs proches.

Deux jours après le séisme qui a dévasté Port-au-Prince en Haïti, nous ne sommes toujours pas en mesure d’établir un bilan. On avance le chiffre ce matin entre 45.000 et 50.000 morts et 3 millions de blessés. En Ile-de-France, la communauté haïtienne vit dans l’angoisse. Sans nouvelles de leurs proches, ils attendent un signe de vie.

 

Si le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive craint plus de 100.000 morts, le président René Préval a évoqué le bilan de 30.000 à 50.000 morts suite au séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter qui en compte 9.

Des milliers de sinistrés ont passé leur seconde nuit dehors entre cadavres et ruines, en attendant l’arrivée de l’aide d’urgence.

 Le Champ de Mars, célèbre avenue de Port-au-Prince, a été transformé en un gigantesque camp de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés. Beaucoup ont leur maisons, voire leur famille.

Selon des témoins, des centaines de personnes sont prisonnières sous les décombres des immeubles, hôtels et magasins qui se sont écroulés. Selon un journaliste de l’AFP présent sur place, la secousse, très violente, a duré plus d’une minute, allant jusqu’à faire sauter les véhicules en pleine rue. De nombreuses personnes sont sorties dans les rues après le séisme. Les communications ont été coupées, comme les réseaux de téléphonie mobile, aggravant l’inquiétude des familles sans nouvelles de leurs proches. Seul internet permet quelques informations de circuler.

« Le Parlement s’est effondré… Des hôpitaux se sont effondrés. Certaines écoles sont remplies de cadavres », a déploré mercredi le président Préval. Depuis la catastrophe, des corps sans vie cohabitent avec des blessés dans les rues de Port-au-Prince où de nombreux bâtiments se sont écroulés.

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