Bastille: sans-papiers occupent les marches

Après avoir été délogés par la police hier, les travailleurs sans-papiers ont décidé de rester.

Plusieurs centaines de salariés sans-papiers évacués jeudi matin des marches de l’Opéra Bastille à Paris ont décidé dans la soirée de camper à nouveau devant le bâtiment pour protester contre le refus des autorités de les régulariser.  

Jeudi matin, les forces de police ont procédé à l’évacuation des salariés sans papiers, dont beaucoup d’Africains,.

« On est en bas des marches. On ne bouge plus. On est prêt à reprendre la négociation tout de suite », a expliqué devant des sans-papiers et des sympathisants Raymond Chauveau, coordinateur du mouvement au sein de la CGT.
Jeudi soir, la direction de l’Opéra Bastille a précisé dans un communiqué avoir saisi « les autorités compétentes » devant la poursuite du mouvement, « seules à même d’apprécier les moyens de rétablir un fonctionnement normal et sûr » de l’opéra.

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La presse à la « une » des grands boulevards

Une exposition à la mairie du 9e arrondissement revient sur cette période faste de la presse.

Un voyage dans un quartier, dans l’histoire de la presse. C’est ce que propose la mairie du 9e arrondissement à travers l’exposition « Paris journal, le quartier de la presse ».

Du milieu du 19e siècle aux années 80, des grands titres de presse faisaient vivre cet arrondissement parisien avec ses journalistes bien sûr, mais aussi ses porteurs, ses kiosquiers, ces crieurs…

Un apéro géant sur le Champ de Mars ?

L’idée lancée sur Facebook ne réjouit pas la maire du 7e arrondissement et certains riverains.

Pour les uns, apéro géant rime avec convivialité, fête et bonne humeur, pour les autres ces réunions initiées sur la Toile notamment via le réseau social Facebook, sont des rendez-vous de débauche où l’unique but est l’alcoolisation massive. Les apéro-géants n’en finissent pas d’affoler les préfectures qui cherchent  à interdire ces rassemblements.

C’est au tour de Paris d’être concernés par ces apéritifs en plein air, où un évènement de ce type est annoncé pour le 23 mai sur le champ de mars aux pieds de la Tour Eiffel. Quasiment 11.000 membres ont déjà confirmé leur participation.

La nouvelle inquiète les riverains et déplaît fortement à la maire du 7e arrondissement, Rachida Dati….. Il faut toutefois dire que dans certaines villes, comme à Nantes, où des apéros géants se sont déroulés, certains se sont soldés par des comas éthyliques.

Des milliers de fonctionnaires défilent à Paris

Les secteurs concernés sont l’enseignement, les hôpitaux ou encore les services communaux.

Ce jeudi trois syndicats, CGT, Solidaires et FSU, ont appelé à une grève nationale dans la fonction publique. A la mi-journée, des milliers de fonctionnaires ont manifesté entre la place de la République et Richelieu-Drouot, 15.000 selon les syndicats et 6.600 manifestants selon la police.

Les syndicats dénoncent les suppressions de postes engagées dans le cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques). 

Ainsi de nombreuses directions départementales dans les domaines de l’équipement, des services sanitaires et sociaux… sont amenées à fusionner. La règle étant le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite.

Les syndicats de fonctionnaires d’Etat, hospitalière et collectivités territoriales, ont relevé entre 25 et 35% de grévistes, tout confondu.

Dans l’enseignement, la grogne monte également. Ce sont toujours les suppressions de postes qui sont en cause. Selon le ministère de l’Education Nationale, 15,7% des agents étaient en grève.

Au total 5 millions de fonctionnaires étaient concernés par cet appel à la grève.

Les sans papiers manifestent samedi à Paris pour leur régularisation

Les collectifs de sans papiers espèrent rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes lors d’une manifestation samedi à Paris jusqu’aux abords de l’Elysée au cours de laquelle ils réclameront leur « régularisation globale ». Le cortège partira à 14H00 de la rue Ordener (XVIIIe), proche du « Ministère de la régularisation de tous les sans papiers », installé par des collectifs de sans papiers dans un immeuble inoccupé de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du XVIIIe arrondissement. Il se dispersera sur les Champs Elysées. Des collectifs venus de toute la France participeront à la manifestation qui devrait ainsi rassembler « au moins 50.000 personnes », a estimé Anzoumane Cissoko, coordinateur du mouvement, devant environ 200 sans papiers et quelques journalistes réunis dans l’immeuble. Les manifestants réclameront en outre « la fin des rafles de sans papiers et des contrôles d’identité discriminatoires, le respect du droit d’asile, l’abrogation des lois Pasqua, Debré, Chevènement, Sarkozy et Hortefeux », et « la liberté de circulation pour tous ». Les collectifs ont par ailleurs déjà fait « une demande d’audience » à Nicolas Sarkozy, pour l’instant sans réponse. « On retrouve un peu le souffle » qui avait existé lors de l’occupation de l’église Saint-Bernard en 1996, a estimé Jean-Claude Amara, porte-parole de l’association Droits Devant. « Le gouvernement, malgré son langage de fermeté en vue de récupérer les voix du FN, est en difficultés réelles par rapport aux sans papiers », a-t-il aussi estimé au vu de récents sondages. Près des deux tiers des Français (64%) se disent favorables à une régularisation « au cas par cas » des salariés sans papiers, et une très large majorité (78%) reconnaît qu’ils jouent un « rôle important » dans l’économie, selon un sondage Ifop paru en décembre. Jacques Boutault, maire (Verts) du IIe arrondissement, a également estimé que la « situation d’esclavage moderne » de ces salariés commence à trouver un écho favorable dans l’opinion publique. Une manifestation similaire a rassemblé plusieurs milliers de personnes (3.800 selon la police, 20.000 selon les organisateurs) le 10 octobre 2009 à Paris.

Grand Froid: la ville de Paris ouvre un 5e gymnase pour les sans-abri

La Ville de Paris va ouvrir vendredi soir un cinquième gymnase, dans le XIVe arrondissement, pour protéger les sans-abri du froid, et demande à l’Etat de mobiliser rapidement de nouvelles capacités d’hébergement. « En raison de la forte baisse de la température et des graves insuffisances du dispositif d’hébergement des sans-abri piloté par l’Etat, la ville de Paris renforce ses mesures en ouvrant dès ce soir un 5ème gymnase dans le 14e, doté d’une capacité de 60 places pour des hommes isolés », annonce la mairie dans un communiqué. La Ville constate que le renforcement des capacités de mise à l’abri des personnes à la rue « repose exclusivement sur la mobilisation des gymnases municipaux alors que l’Etat, responsable de la prise en charge des sans abri, est dans l’incapacité d’ouvrir des centres de qualité plus que jamais nécessaires pour lutter contre la grande exclusion ». Sont déjà ouverts le gymnase Lancette (XIIe), le gymnase Château-Landon (Xe), le gymnase Invalides (VII), le gymnase Tandou (XIXe), les salles en mairie du Ier (19 places), du IIIe (19 places) et du IVe (25 places). En tout, 323 places de mise à l’abri « seront ainsi mobilisées par la mairie de Paris ». Olga Trostiansky, adjointe (PS) au maire de Paris chargée de la lutte contre l’exclusion, a par ailleurs annoncé vendredi, après une réunion de crise, la mise en place d’un suivi très soutenu de la centaine de sans-abri des bois de Vincennes et Boulogne, le froid ressenti allant atteindre -15°C ce week-end.

Occupation de la basilique Saint-Clotilde à Paris par des sans-papiers

Une centaine de personnes occupent depuis le début de l’après-midi de mercredi la basilique sainte-Clotilde à Paris (VIIe) pour demander la régularisation des étrangers en situation irrégulière, a constaté un journaliste de l’AFP. Ce mouvement, à l’appel du 9e collectif des sans-papiers, se déroule dans le calme. Bahija Benkouka, parlant au nom de ce collectif, a déclaré à l’AFP: « On attend le prêtre pour discuter avec lui et nous demandons que l’on puisse nous accueillir », sans autre précision. Douze policiers en civil sont présents près de la basilique, tout proche du ministère de la Défense, rue Saint-Dominique, et du ministère de l’Immigration, rue de Grenelle. Une banderole orange a été déployée à l’extérieur de la basilique portant les slogans: « Arrêt des rafles. Fermeture des centres de rétention. Régulariser est un droit ». Une affichette blanche réclame « Jésus défendez l’étranger. Chrétien réveille-toi! ». Une allusion à un passage du message de Noël de Benoît XVI qui a appelé à « l’accueil » de « ceux qui émigrent de leur terre et qui sont poussés au loin par la faim, par l’intolérance ou par la dégradation environnementale ».