La Fête de l’Humanité a commencé

La plus populaire des fête dÎle de France, la  74ème édition de la Fête de l’Humanité a commencé ce soir à La Courneuve. Au programme : concerts en tous genres et débats sur le rassemblement de la gauche, à six mois des régionales.
 
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500.000 visiteurs sont attendus pour ce traditionnel rendez-vous politico-musical de la fin de l’été.
La Fête de l’Huma, c’est aussi l’un des derniers grands festivals de musique de l’été.
La grande scène du Parc de La Courneuve sera une fois de plus le théâtre d’un savoureux mélange entre musiciens engagés, vedettes populaires et vieilles gloires du rock’n’roll.

A l’affiche cette année : Cocoon, Keziah Jones, Manu Chao, Julien Clerc, Maxime Le Forestier, The Kooks, Arthur H ou encore les vétérans de Deep Purple.
74ème Fête de l’Humanité : Parc de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) – 18 euros les trois jours, gratuit pour les moins de 15 ans.
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En exclusivité pour 9trois.fr, Patrick Le Hyaric : Il ne faut pas louper le coche le 7 juin !

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 Patrick Le Hyaric, tête de liste du Front de gauche (qui réunit le PCF, le Parti de gauche et la gauche unitaire) en  Île de France aux élections européennes dans un entretien exclusif pour 9trois.fr, parle de son journal, du projet Européen du Front de Gauche, de la nécessité de traduction dans les urnes du mécontentement social, de la question de l’adhésion de la Turquie.  Il définit la bonne adresse de François Bayrou dans l’échiquier politique « la première porte à droite » et aborde bien d’autres thèmes, à découvrir dans nos trois vidéos.

Patrick Le Hyaric : il serait souhaitable que les mouvements sociaux trouvent leur expression dans les urnes. Il ne servirait à rien d’avoir usé ses semelles dans la rue, d’avoir protesté, d’avoir dépensé autant d’énergie, pour laisser passer l’occasion du 7 juin, parce que ce qui va être décisif c’est la manière dont va être interprété le vote. 

 

 

Si, grâce à l’abstention, le vote est interprété par le pouvoir en place comme la possibilité de continuer les contre-réformes réactionnaires qui sont à l’œuvre aujourd’hui ça donnera carte blanche au pouvoir et à cette Europe de la Droite et de M. Barroso. Il ne faut donc pas louper le coche du 7 juin pour ne pas se laisser voler ses colères, ne pas se laisser voler son mouvement social et dire son mot ce jour là en utilisant son bulletin de vote ! Par delà nos opinions, par delà le syndicat auquel on est affilié, nous sommes un Front à la disposition de tout ce mouvement pour qu’il y ait un poids politique nouveau dans la société, pour ouvrir cette perspective vraiment à gauche, cette perspective de transformation sociale. 

Il faut savoir transformer ces souffrances, ces colères, en une force, en un mouvement politique susceptible de changer la donne dans le pays mais aussi à l’intérieur de la Gauche. 

 

 

Quand on ne va pas dire son mot, il faut savoir que dans les beaux quartiers et dans les Conseils d’Administration des grandes multinationales où ils se partagent bonus et parachutes dorés, eux iront voter contre le peuple ! Si le peuple ne va pas s’exprimer ce jour-là, cela se retournera contre lui… Etre actif le 7 juin c’est aller déposer ce bulletin de vote-là dans les urnes. 

 

 

 

Utilisez votre bulletin de vote pour une autre Europe : une Europe sociale, démocratique, écologiste, antiraciste et féministe.

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Harlem Désir sera très prochainement l’invité de 9Trois.fr… Posez vos questions !!

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L’entretien réalisé avec Claude Bartolone a rencontré un grand succès, si notre technique et nos moyens n’ont pas été à la hauteur, le contenu dense et varié a attiré de nombreux lecteurs, même nos vidéos ont été vues plus de 600 fois en deux jours… Continuons alors !

Dans le cadre des Elections Européennes de juin, nous rencontrerons les candidats qui accepteront de se prêter au jeu ; c’est avec Harlem Désir, tête de liste PS pour l’Ile de France, que nous commencerons cette série.

Vous avez des questions à lui poser ? N’hésitez pas ! Envoyez-les nous par mail : 9trois.fr@gmail.com ou postez les dans la partie « commentaires » de cet article, elles seront publiées, avec leurs réponses, dès que l’entretien aura eu lieu.

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Claude Bartolone, dans un entretien exclusif pour 9Trois : Sarkozy veut récupérer sous la table ce que les urnes ne lui ont pas donné

Avec ce premier rendez vous le site 9trois lance la discussion avec les élus et les différents acteurs du département, pour connaître leurs projets, leurs difficultés, leurs satisfactions, et leur bilan.

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Pour ce premier entretien : Claude Bartolone, Président du Conseil Général, nous reçoit, à l’occasion du premier anniversaire de sa présidence.  

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9Trois : Vous nous avez autorisés à vous tutoyer, alors bonjour Claude Bartolone ! Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais que tu nous parles de Claude, le petit garçon né en Tunisie de parents d’origine Italienne, arrivé en Métropole à l’âge de 10 ans… Tu  ressembles ainsi à beaucoup d’autres habitants de Seine Saint Denis, quelles ont été tes premières impressions ? 

 

Claude Bartolone : Quand je suis arrivé… Surtout, ça va très vite… On part un matin de Tunis, sous le soleil, avec ces lumières blanches et bleues qui marquaient la capitale de la Tunisie, on monte dans un bateau, on se retrouve 20 heures après à Marseille, on passe une nuit dans un hôtel, on prend le train le lendemain et on se retrouve au Pré Saint Gervais… Ca c’était un mois d’octobre, du coup on passe d’une lumière très forte, un soleil qui irradie, ces couleurs blanches et bleues qui dominent, à quelque chose qui paraît très gris ! Le premier souvenir que j’ai c’est, d’un seul coup, la perte de couleurs, la perte des couleurs qui avaient bercé mon enfance !

Après, heureusement,  surtout pour les enfants, on a une capacité d’adaptation plus forte que lorsque l’on est parent… Mes parents ne se sont jamais remis d’avoir quitté la Tunisie, mais après je me suis senti totalement gamin du Pré Saint Gervais, gamin de Paris, puisque la Seine-Saint-Denis n’existait pas encore à l’époque, et puis tout à fait enfant de la République ! 

 

9Trois : C’est toi qui es allé vers la politique ou c’est elle qui est venue vers toi ? 

 

Claude Bartolone : Alors là, la  réponse justifierait presque un enregistrement de 3 heures ! On a du mal à l’imaginer, on considère que les élus ont un plan de carrière dès le début, et puis c’est vrai qu’aujourd’hui je suis un peu notable local compte tenu des différents mandats que j’ai pu exercer, mais moi j’ai fait de la politique totalement par accident ! J’ai eu la chance, au Pré Saint Gervais, de tomber sur l’Ecole de la République, des associations, une municipalité qui m’ont aidé, alors que mes parents étaient des « prolos » et qu’ils n’en avaient pas les moyens, et qui m’ont apporté ce complément culturel indispensable à l’instruction pour pouvoir progresser. Et, quand j’ai vu que je commençais à réussir au niveau scolaire et au niveau universitaire, j’ai voulu rendre au Pré Saint Gervais ce qu’il m avait apporté. Je me suis donc engagé dans des associations culturelles, en l’occurrence Léo Lagrange, je m’occupais d’une maison des loisirs et de la culture.  

Après, en 74 (je n’étais pas militant au Parti Socialiste) Mitterrand était candidat face à Giscard, j’étais beaucoup plus jeune, j’ai collé des affiches… Je n’avais même pas l’idée d’adhérer, c’est parce que Mitterrand a perdu que j’ai adhéré au PS et, après, ça c’est fait tout bêtement ! J’étais maire adjoint chargé de la culture au Pré Saint Gervais, je voulais en rester là, je n’avais jamais imaginé être candidat à une autre élection, mais un jour Mitterrand est venu au Pré Saint Gervais. J’ai eu l’occasion de l’accueillir et de le mettre en contact  avec une entreprise du Pré Saint Gervais qui faisait en grève, il a vu la manière dont je me débrouillais, et à la fin de sa visite il m’a dit « vous jeune homme, si un jour vous êtes candidat à une élection, je viendrais vous faire un meeting ». Au départ, alors qu’il n’y avait théoriquement aucune chance de gagner au vu des chiffres, j’ai accepté d’être candidat simplement pour avoir le bonheur la joie et l’honneur de faire un meeting avec François Mitterrand, ce que j’ai fait ! Après, les électeurs ont voulu de moi donc le reste a suivi !  

 

 9Trois : Une grande étape de ta carrière politique : le Ministère de la Ville au sein du gouvernement Jospin… Dirais-tu que la problématique a changé ? Les détracteurs de la politique de la ville ne cessent de clamer son inutilité… 

 

Claude Bartolone : Le seul problème c’est que c’est comme la langue d’Esope, ça peut être la meilleure et la pire des choses ! J’ai peut être vécu durant ces 4 ans l’expérience la plus passionnante que j’aie eu à connaître, à la fois parce que ce poste correspondait à mon véritable engagement politique, cette lutte contre les inégalités, cette volonté de montrer aux gamins de toutes les couleurs, de tous les pays, qui étaient dans les quartiers populaires, à leurs familles, parents ou grands parents qui avaient permis la reconstruction de la France qu’ils étaient chez eux et qu’ils pouvaient prétendre à l’égalité des droits et des devoirs.  

Vraiment c’est un passage qui, politiquement et humainement, a été très important. A la fin, Jospin préparait sa candidature présidentielle de 2002, je lui ai dit : le véritable objectif maintenant c’est de réussir à en finir avec le Ministère de la Ville, mais à une seule condition, c’est que les Ministres et les ministères régaliens fassent leur travail. Le plus grand outil de la politique de la Ville, c’est le ministère de l’Education nationale… Si le Ministre de l’Education Nationale a une politique qui tient compte des inégalités qui existent dans un certain nombre de quartiers, il n’y aura pas besoin d’un ministère de la Ville sur ce sujet. 

Le 2e grand sujet qui concerne le Ministère de la Ville c’est le logement, notamment le logement social, s’il y avait une véritable politique de construction de logement social il n’y aurait pas besoin d’un ministre de la Ville… Donc à la fin, j’avais plutôt conseillé à Jospin, d’avoir, s’il devait rester un ministre de la Ville, un ministre qui soit directement attaché au premier ministre pour coordonner la politique des autres ministères. Si l’on devait rester dans le sentiment que les grands ministères régaliens pouvaient se dire « après tout on se donne bonne conscience il y a un ministre de la ville donc on ne remet pas en cause nos méthodes d’intervention » : ça ne sert à rien ! Les ministres de la ville ça doit être le ministre de l’éducation nationale, le ministre du logement, le ministre de l’emploi, le ministre de l’intérieur pour insérer la sécurité… Si ces grands ministères ne changent pas leurs méthodes de travail pour permettre d’offrir l’égalité républicaine, l’égalité en droits et en devoirs dans les quartiers populaires, le ministère de la ville sera simplement un alibi et pas un outil d’égalité républicaine.  

Pendant 4 ans je me suis battu pour expliquer à mes collègues du gouvernement que j’étais un accélérateur et pas une rustine ! Un accélérateur pour dire au ministère de l’Education Nationale : voilà comme on doit agir, comme ce que avions fait, déjà, avec Martine Aubry, avec les emplois jeunes, voilà comment on peut renforcer ce sentiment de retour de l’emploi pour les jeunes des quartiers populaires, c’est ce qu’on a fait avec les adultes relais dont je suis vraiment très fier, en réinstallant des adultes au travail dans l’esprit, l’imaginaire et la vue des plus jeunes, parce que c’est un élément central pour redonner du sens à la fonction de l’adulte, donner de l’importance à la valeur travail.  

C’est pour cela que, aussi bien avec Chevènement sur la police de proximité, avec Besson et Gayssot sur la loi SRU, je me suis senti beaucoup plus comme un accélérateur, un agitateur plutôt qu’une rustine ! Actuellement, je trouve que la politique de la ville a un rôle simplement de rustine et, du coup, elle n’a plus de sens. 

 

9Trois : Revenons à l’anniversaire de ta présidence, quels sont les trois grands points que tu dégagerais ? Tu avais fixé des priorités au début de ton mandat : petite-enfance, mixité sociale et développement économique, quel bilan fais-tu ?

 

Claude Bartolone : Dès que j’ai été élu j’ai dit « du passé je ne fais pas table rase », parce que je ne veux pas donner l’impression d’une rupture par rapport à mes prédécesseurs, il y a eu un changement, c’est une présidence socialiste il y avait un président communiste mais c’est quand même la gauche qui  est majoritaire même si nous avons des intuitions ou des orientations différentes. J’ai dit dès le départ, je veux à la fois réparer et préparer.  

Réparer, parce que le département est encore fortement marqué par l’héritage des vingt années de crise, de mutations économique, sociale et urbaine que nous avons connues. Réparer, j’ai voulu le faire en tenant compte de ce que l’on entend quelques fois lorsque que l’on discute avec des gens qui habitent la Seine-Saint-Denis et qui en sont fiers,  mais qui disent « on n’est pas aimé dès qu’on dit qu’on est de la Seine-Saint-Denis » ! Donc j’ai voulu jouer sur l’image, c’est pour cela que je ne veux plus entendre parler du 9-3, parce que nous ne sommes pas de mauvais numéros nous sommes la Seine-Saint-Denis. J’ai voulu jouer même sur quelque chose de secondaire par rapport à la grande action, sur le logo de la Seine-Saint-Denis, pour mettre Seine-Saint-Denis LE département, pour redonner une certaine fierté d’appartenir à ce département.  

Et puis j’ai voulu préparer. Préparer c’est, dans un département jeune comme celui-là, ne plus mettre les parents dans une situation d’avoir des enfants et se sentir en grande souffrance parce qu’ils ont des enfants, parce que nous n’avons pas assez de places de crèche ! Nous avons donc décidé de lancer un grand plan pour créer 3500 places dans les trois années qui viennent, nous avons décidé d’aider les parents qui font appel à une nounou, nous avons décidé, et c’était le thème de la campagne, de montrer que « pour ses petits la Seine-Saint-Denis voit grand » ! Et ça m’a paru quelque chose d’extrêmement important.  

Après j’ai voulu montrer que ce département avait des atouts pour l’avenir, c’est pour cela que j’ai créé l’Agence de Développement Economique, que j’ai décroché régulièrement mon téléphone pour expliquer à des grandes entreprises les raisons qui pouvaient les amener à venir en Seine-Saint-Denis, en mettant en avant des atouts. Notre jeunesse, à un moment où bon nombre de salariés vont partir à la retraite, le fait d’avoir des jeunes qui pourront être les têtes et les bras des entreprises de la Seine-Saint-Denis et de France dans les années qui viennent c’est quelque chose qui m’est apparu important, le fait que nous avions du foncier, des moyens de transport, une situation géographique qui nous donnait énormément d’atouts pour la période qui vient.  

Et puis j’ai voulu réinstaller une voix de la Seine-Saint-Denis, profiter du parcours politique qui est le mien pour pouvoir faire entendre de nouveau la voix de la Seine-Saint-Denis, dans le cadre du Grand Paris, dans le cadre des besoins en termes d’effectifs de Police, en termes d’enseignants, de besoins que doit nous accorder l’Etat afin de permettre à ce grand département de connaître l’égalité !  

J’ai eu souvent l’occasion de le dire, je ne réclame pas l’aumône pour la Seine-Saint-Denis, je réclame l’égalité ! Sur bons nombres de sujets, qui touchent à la fois à l’image  du département, à cette nécessité de réparer et à cette volonté de préparer l’avenir j’ai voulu montrer que ce département n’était plus un département qui s’installait dans la multitude de subventions qui donnent l’impression d’arroser tous les dossiers mais qu’il y avait des priorités : la petite enfance, nos enfants et les collèges pour montrer notamment avec la société de communication, qu’ils avaient droit aux outils de demain, c’est pourquoi j’ai lancé un grand plan de numérisation, de câblage de nos établissements scolaires pour qu’ils puissent y avoir accès… Que ce soit sur la petite enfance, les collèges et l’éducation, que ce soit sur le développement économique, j’ai voulu montrer qu’il y avait des grands dossiers qui devaient être soutenus par ce département pour préparer l’avenir. Surtout j’ai voulu réussir à démontrer que nous n’étions pas simplement un guichet que les associations ou les villes venaient solliciter pour obtenir des subventions, j’au voulu montrer qu’il pouvait y avoir une politique départementale pour faire exister la Seine-Saint-Denis dans le cadre de la Région Ile de France.

Lire la suite …              Le PS ça redémarre ! 

 

***  

Durant notre entretien avec Claude Bartolone, la lumière n’était pas au rendez-vous mais les marteaux piqueurs l’étaient, eux, couvrant un peu nos voix et assombrissant l’image. Nous avons fait avec les moyens du bord, soyez indulgents, nous ferons mieux la prochaine fois… Mais le contenu de cet entretien est très dense, ne le ratez pas ! 

 

 A dix ans, quittant la Tunisie pour la région parisienne, « On passe d’une lumière très forte, d’un soleil qui irradie, des couleurs blanches et bleues, à quelque chose qui paraît très gris… Mon premier souvenir c’est la perte des couleurs qui avaient bercé mon enfance ».  

«En 1974 je n’étais pas militant au parti socialiste. François Mitterrand était candidat face à Giscard, j’ai collé ses affiches… J’ai adhéré au PS parce que François Mitterrand avait perdu les élections » 

 

«  Le Parti Socialiste ça redémarre, la preuve c’est le seul parti à avoir présenté sa liste complète et son projet pour l’Europe […] Aujourd’hui le Parti se remet à parler. »

  

Grand Paris : « Sarkozy veut récupérer sous la table ce que les urnes ne lui ont pas donné » 

« Dès que j’ai été élu (Président du Conseil Général) j’ai dit ‘du passé je ne veux pas faire table rase’… Je veux réparer et préparer »  

« C’est dans l’intérêt de Sarkozy qu’il y ait peu de participation aux élections Européennes »

 

 

9trois.fr : le site qui monte, qui monte, qui monte !!

Quand l’idée de créer ce site a germé dans nos têtes à la fin de l’année dernière, nous avions conscience de la nécessité de cette création …

 Nous n’étions cependant pas en mesure d’estimer l’accueil que la population, les élus, les acteurs sociaux du département nous réserveraient !

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Le site 9trois.fr a été lancé il y a un mois, de cinq à six lecteurs les premiers jours, nous atteignons aujourd’hui le nombre de 1 500 visiteurs quotidiens !!   

Sur Facebook : en un mois plus de 1 100amis… Le plus important : parmi ces amis, il faut noter la présence de séquano-dionysiens de toutes origines sociales et culturelles, de députés, de maires, des conseillers municipaux, généraux et  régionaux de tous bords politiques.  

Nous souhaitons devenir un porte voix de la société civile, un « facilitateur » de dialogue entre la population et les acteurs publics et sociaux.  

Les moyens nous manquent encore pour travailler à rejoindre cet objectif : des collaborateurs (bénévoles, comme nous) dans toutes les villes du département pour nous envoyer des articles, des remarques, des photos, des dessins, des caricatures…  

N’hésitez pas, tout est utile pour le site : une photo prise de la fenêtre, un article incomplet, un poème, une vidéo, une musique… C’est tout ça le 9trois !! 

Faites du bruiiiiiiiiiiiiiit pour le 9trois !

 

9trois.fr EN CONSTRUCTION !!

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http://9trois.fr

Le site de la Seine Saint Denis

 

100 % indépendant

100 % Non-Officiel

 

EN CONSTRUCTION !!

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Guadeloupe : « c’est la lutte qui paye »

«Aujourd’hui, c’est la lutte qui paye. Il faut continuer à rester mobilisé et continuer à se battre. Nous militons toujours pour l’extension de l’accord « Bino » dans toutes les entreprises de Guadeloupe»   

Le leader du LKP Elie Domota et le préfet Nicolas Desforges ont signé mercredi soir un accord appelant “à la reprise de l’activité normale” en Guadeloupe, après 44 jours de grève générale, tandis qu’en Martinique les négociations continuaient.

“Les signataires appellent à la reprise de l’activité normale”, indique ce document, obtenu auprès de la préfecture.guadeloupe

Ce texte, extrêmement détaillé, compte 165 articles, et traite de sujets aussi divers que le prix de la baguette, l’embauche d’enseignants ou l’octroi de billets d’avions à prix réduits. Il récapitule les avancées obtenues depuis le dépôt, le 20 janvier, des 146 revendications du LKP pour accroître le pouvoir d’achat. 

L’accord “Jacques Bino”, signé par les organisations patronales minoritaires, qui prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires, lui est annexé.

Dimanche, il avait dit son intention d’aller “d’entreprise en entreprise” pour faire signer l’accord qui a notamment été rejeté par le Medef. Entre temps, l’organisation patronale avait fait un pas, son président guadeloupéen ayant “recommandé” à ses membres de “verser des primes de vie chère qui évolueront entre 50 et 100 euros”.  

Elie Domota, qui a porté le mouvement de contestation en Guadeloupe, au point d’en devenir la figure emblématique, a dit ne ressentir “aucune émotion particulière”, à la signature de l’accord.“Ce sont les Guadeloupéens qui aspirent à transformer la vie et nous les accompagnons dans cette mission”, a-t-il conclu.

A la foule, il a lancé: “Camarade, nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli”. Avant d’appeler à rester “vigilant”.

Le paiement des jours de grève, ni explicitement acquis, ni proscrit par l’accord, est laissé à la négociation au sein des sociétés.

Le texte recommande simplement que “des réunions soient organisées entre l’autorité d’emploi, les agents et les organisations syndicales représentées dans l’administration et les entreprises concernées, avant toute retenue”.

Depuis un mois un mouvement social sans précédent aux Antilles et plus précisément en Guadeloupe se déroule. Ce mouvement de grève a pour revendication centrale le pouvoir d’achat. Notamment sur le coût des produits de première nécessité, le prix de l’essence, des billets d’avions ou encore de la hausse des bas salaires. En effet sous l’impulsion du collectif LKP le collectif d’organisation syndical, associatif, politique et culturel de la Guadeloupe, plus connu sous le nom du collectif contre l’exploitation outrancière. Avec son leader Elie Domota, le collectif mène les négociations directes avec le gouvernement. Cependant les négociations s’enlisent et les organisations syndicales et patronales restent septiques sur le schéma qui lui est soumis. « Ils pensent que nous sommes dans une grève classique, ils ne comprennent rien ». Le Samedi 21 février 2009 s’est déroulée à Paris une manifestation de solidarité avec les mouvements sociaux aux Antilles. 

En Martinique, qui sera en grève générale depuis un mois jeudi, les négociations se prolongeaient mercredi soir. La plupart des magasins demeuraient fermés et les barrages paralysaient toujours l’activité économique.

A plusieurs milliers de kilomètres, un nouveau front s’est dessiné, un collectif rassemblant une quarantaine d’organisations appelant les Réunionnais à descendre dans la rue jeudi pour une importante journée de grève.    

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 Slimane TIRERA avec AFP