La Fête de l’Humanité a commencé

La plus populaire des fête dÎle de France, la  74ème édition de la Fête de l’Humanité a commencé ce soir à La Courneuve. Au programme : concerts en tous genres et débats sur le rassemblement de la gauche, à six mois des régionales.
 
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500.000 visiteurs sont attendus pour ce traditionnel rendez-vous politico-musical de la fin de l’été.
La Fête de l’Huma, c’est aussi l’un des derniers grands festivals de musique de l’été.
La grande scène du Parc de La Courneuve sera une fois de plus le théâtre d’un savoureux mélange entre musiciens engagés, vedettes populaires et vieilles gloires du rock’n’roll.

A l’affiche cette année : Cocoon, Keziah Jones, Manu Chao, Julien Clerc, Maxime Le Forestier, The Kooks, Arthur H ou encore les vétérans de Deep Purple.
74ème Fête de l’Humanité : Parc de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) – 18 euros les trois jours, gratuit pour les moins de 15 ans.
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Les élus montent au créneau contre la réforme Balladur

Chargé de présenter une réforme des collectivités territoriales, le comité présidé par E. Balladur doit se réunir aujourd’hui afin de voter9-trois-neuftrois-seine-saint-denis les propositions élaborées. Si la nécessité de réformer n’est pas contestée, notamment pour clarifier les compétences et les responsabilités de chaque échelon territorial, les propositions formulées par le Comité rencontrent une vive opposition.   

Patrick Braouezec demande « une consultation populaire » : Le député de Seine Saint-Denis et président de la communauté d’agglomération Plaine commune, a réagi aux conclusions attendues de la commission Balladur en demandant de « prendre le temps démocratique pour rendre une telle réforme possible ». Il a affirmé qu’un tel changement devait « se faire avec une grande consultation populaire ».  

Martine Aubry craint quant à elle que les « réformes nécessaires ne passent au second plan » : la maire de Lille et des responsables socialistes ont exprimé leur « inquiétude » sur ce dossier, pointant des risques de « manœuvres électoralistes » et craignant  qu’on utilise « les collectivités territoriales dans un strict but politicien ».
Elisabeth Guigou, secrétaire nationale à la réforme de l’Etat, récuse « la fusion annoncée des élus départementaux et régionaux, sous forme de conseillers territoriaux, ce qui va affaiblir les régions ».

Claude Bartolone dénonce une « régression institutionnelle » : Le président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis affirme que  « Cette réforme organise une régression institutionnelle, sociale et démocratique », il ajoute que « Cette réforme remet en cause 25 ans de décentralisation qui a pourtant prouvé qu’elle était gage d’innovation, de vigueur démocratique de proximité et de solidarité, elle ressemble fort à une petite manœuvre politicienne visant à reprendre par la main institutionnelle ce que les électeurs ont confié à la gauche par la main démocratique ». Pour le maire Bertrand Delanoë : « Ce projet vise à casser Paris ». Un de ses proches explique que  Ce « mastodonte » sera trop grand pour appliquer efficacement les politiques sociales (RMI, APA) assumées aujourd’hui par chaque département. Et trop petit pour favoriser le développement économique de l’Ile-de-France puisqu’en sont notamment exclus les villes nouvelles, le plateau de Saclay (Yvelines, Essonne), ou les aéroports d’Orly ou de Roissy. Enfin, pour Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d’Ile de France,  « L’idée de récréer l’ancien département de la Seine est complètement ringarde ». Pour contrer le projet, les élus de gauche mettent en avant le syndicat mixte Paris-Métropole, une structure de concertation à laquelle ont adhéré 72 collectivités franciliennes, dont Paris et la région. 

A droite, ces propositions ne suscitent pas non plus l’enthousiasme. Mardi, le député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult a ainsi demandé du «temps» pour mettre en place la fusion de Paris et de ses départements limitrophes, préconisée dans le rapport. Selon lui, ce projet revient à «méconnaître les identités locales fortes acquises au fil des années», même si «il y a nécessité de créer une solidarité au niveau du tissu urbain autour de Paris». Pour le député, il s’agit «d’un objectif pour 2020 ou 2025» et pas 2014 comme le préconise le rapport Balladur.   

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Sophie Saravaki