Un dispositif facilité de microcrédit lancé en Seine-Saint-Denis

Le département de Seine-Saint-Denis a signé lundi deux conventions avec le Crédit municipal de Paris et l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) pour faciliter le microcrédit personnel (ou social) et professionnel, a annoncé mardi le Conseil général.
Dans un communiqué, l’instance départementale dirigée par Claude Bartolone (PS) explique souhaiter agir en « bouclier social » face à la crise en « protégeant les plus fragiles » et donnant « un coup de pouce à la création de micro-entreprises ».
La gestion des demandes de microcrédit personnel est confiée au Crédit municipal de Paris, celle du microcrédit professionnel à l’Adie.
Le microcrédit personnel permettra aux exclus du système bancaire traditionnel d’emprunter de 500 à 3.000 euros à un taux d’intérêt effectif de 2% (le Conseil général prenant à sa charge les 2% restant), sur une durée de 12 à 36 mois. Dans le cas de projets de création d’entreprise, les montants prêtés (à un taux similaire à celui des banques) iront jusqu’à 12.000 euros sur 24 mois maximum.
Dans les deux cas, un accompagnement personnalisée des bénéficiaires est prévu.
Le département s’engage par ces conventions à verser des aides et compensations à ses deux partenaires, pour un montant global d’1,5 millions d’euros sur trois ans.

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EXCLUSIF : HARLEM DESIR DIT TOUT A 9TROIS.FR !

harlem-desir

Harlem Désir, dans un entretien exclusif pour 9trois.fr, parle de son enfance et de son premier voyage en Martinique. Il aborde également ses souvenirs au sein de SOS et ses potes victimes du racisme. Il présente le rôle du Parlement Européen, le projet des socialistes européens, les enjeux des élections du 7 juin, la question de l’adhésion de la Turquie. Il répond enfin à notre « question-piège » et aborde bien d’autres thèmes, à découvrir dans nos vidéos ! 

 

Enjeux des Européennes et Rôle du Parlement Européen

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Ses initiatives au Parlement, l’Europe et la Seine Saint Denis 

 

 

 

Harlem Désir pour 9trois.fr : Enfance

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Harlem Désir pour 9trois.fr : touche pas à ses potes !

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 La Turquie et l’Union Européenne

 

 La situation économique et « question piège » !

 

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Numericable : la folle matinée des grévistes

La mobilisation des vendeurs à domicile du câblo-opérateur, en grève depuis sept semaines, a fait annuler hier un comité d’entreprise. Une médiation doit débuter aujourd’hui.

Après sept semaines de grève, hier matin, les vendeurs à domicile de Numericable ont voulu s’inviter au comité d’entreprise (CE) de leur entreprise, au siège de la société, à la cité Descartes de Champs-sur-Marne. Mais leur direction a joué au chat et à la souris en projetant de tenir cette réunion à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis)…La suite

 

La crise secoue les Puces du marché de Saint-Ouen

Des touristes en goguette, quelques grappes d’ados pas pressés… On est loin de la foule compacte traditionnellement associée aux puces de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Depuis sa boutique de streetwear, point d’observation privilégié à l’angle de deux allées, Reda Ben Garaali se désole : « Depuis l’automne, il y a à peine du passage. En plus, les clients utilisent l’argument de la crise pour négocier les prix. J’ai perdu la moitié de mon chiffre d’affaires ! Voyez, j’apporte même ma gamelle pour économiser les quelques euros que je dépensais au snack. » A quelques pas de là, le patron d’un autre stand peine visiblement, malgré un large sourire et des jeans à 20 euros, à attirer le chaland : « Les biffins ont beaucoup plus de succès que moi ! » Sur le trottoir d’en face, les chiffonniers sont en effet de retour depuis quelques mois. Ils profitent des espaces, de plus en plus nombreux, laissés vacants par les marchands officiels. « On se fait souvent chasser par la police, mais les affaires marchent, confie Ben, un de ces vendeurs à la sauvette. Les gens s’arrêtent car on vend des articles à quelques euros seulement. »

Sur le marché Paul-Bert, consacré aux antiquités, même morosité. Surtout que la crise est plus ancienne que du côté des fripes. « On a perdu la clientèle américaine, qui nous faisait vivre raconte Jean-Claude Leib, emmitouflé dans une longue écharpe. Qui voyagent moins depuis le 11 septembre 2001. Je suis marchand depuis près de trente ans, et je n’ai jamais connu un ralentissement aussi long. » Les plus optimistes, dont le poil se hérisse à l’évocation du seul mot « crise », assurent que les Russes et les Chinois ont pris le relais. Mais les anciens sont catégoriques : « Depuis six mois, les allées sont désertées. » Les rares clients sont aussi plus exigeants. « La drouille [les articles de peu de valeur] ne part plus, commente un vendeur. On ne voit plus par exemple du Louis-Philippe, qui n’est pas très coté, à prix d’or. Par contre, ce qui a de la valeur et vendu à un prix juste trouve toujours des acheteurs. » Une nouvelle clientèle pourrait bien aussi faire son apparition porte de Clignancourt. Yaël, qui vend des vêtements au marché Malik, l’a remarqué depuis septembre dernier : « Je vois de plus en plus de jeunes des beaux quartiers qui viennent le dimanche avec leurs parents pour trouver les dernières marques à la mode, comme les baskets Feiyue. On les vend 20 % moins cher qu’à Paris. C’est la crise pour tout le monde. »

Les pays asiatiques producteurs de textile se lancent dans le bio

 PARIS (AFP) — Grands pays producteurs et exportateurs de textile, la Chine, le Bangladesh, l’Inde mais aussi le Pakistan et la Corée du Sud se lancent dans le bio, moins pour sauver la planète que pour profiter d’un marché jugé porteur, selon des professionnels interrogés par l’AFP.

Le salon du textile Texworld qui s’est tenu du 9 au 12 février au Bourget (Seine-Saint-Denis) a rassemblé une soixantaine d’exposants de tissus biologiques, soit près de 10% des 660 marques représentées.

« Les entreprises chinoises doivent s’adapter » pour répondre à une « demande croissante » des pays européens, des Etats-Unis et du Canada, explique York Yan, représentant en Chine des organisateurs du salon. En Chine même, notamment sur la côte est, la population aisée réclame des vêtements « à la mode et dont le processus de fabrication respecte l’environnement », ajoute-t-il.

La société chinoise Hemp Fortex Industries a commencé il y a déjà quinze ans à commercialiser du chanvre. « C’est une plante spéciale, qui ne demande pas beaucoup de soins et n’a pas besoin d’engrais », souligne son président, H.L. Ding. « Quand j’ai commencé, peu de gens connaissaient le chanvre, maintenant, il y a de plus en plus d’acheteurs », affirme-t-il.

Depuis 1996, Hemp Fortex Industries fabrique du chanvre épais destiné à la fabrication de chaussures. Il fournit notamment Nike dans ce textile très solide, respirant, antibactérien et anti-UV, précise M. Ding. La société vend par ailleurs du coton bio aux Etats-Unis et en France. Selon lui, le coton bio et le chanvre sont la principale voie d’avenir du secteur textile.

L’entreprise fabrique aussi des fibres mélangeant le chanvre avec du coton bio ou du polyester recyclé, provenant de bouteilles collectées aux Etats-Unis.

Au Bangladesh, le plus grand groupe textile du pays, Norman Group of Industries, envisage de se lancer dans le bio et le commerce équitable « d’ici à l’année prochaine », indique Sajedur Rhaman Talukder, directeur du marketing. « C’est une demande du marché », dit-il.

Le Coréen Ludia vient de commencer le bio à cause du ralentissement économique et parce que les consommateurs préfèrent désormais les fibres naturelles, précise l’un de ses responsables.

L’Indien Vardhman Fabrics, qui s’est mis au vert il y a quatre ans, possède ses propres champs de coton et affiche une volonté de protéger l’environnement et l’emploi. « Le nombre d’acheteurs est limité à cause du prix », de 30 à 40% plus élevé, et le coton bio ne présente que 10% de la production, indique D.S. Raman, responsable du marketing.

Le Pakistanais US Denim utilise du coton biologique pour fabriquer ses denims mais aussi du bambou, et a adopté des méthodes de production respectueuses de l’environnement. « Nous utilisons tous nos déchets, nous ne voulons pas porter atteinte à l’environnement », explique Syed Adeel Haider, directeur adjoint chargé du marketing de cette entreprise qui fournit notamment Levis, Marks and Spencer, Esprit.